‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 45 sur 143 · NOUVELLE CHUTE MATERIELLE · texte numérisé non relu

NOUVELLE CHUTE MATERIELLE

Au milieu de ces luttes, la propagande gagnait chaque jour du terrain, mais les difficultés matérielles grandissaient. Toutes les faibles ressources des cotisations étaient absorbées par la publication du Tranail libre, à l'organisation de conférences et aux frais inhérents à l'action quotidienne.

Bref, quand les six mois payés d'avance au propriétaire de la rue de la Corderie furent expirés, le Parti socialiste national se trouva de nouveau sur le pavé, les syndicats et leurs permanences furent encore une fois dispersés. Ce fut pour les militants une épreuve nouvelle et d'autant plus cruelle que, cette fois, les espérances de succès définitif avaient été plus fortes.

Une réunion de tous les militants parisiens décida de supprimer provisoirement toutes les dépenses, de suspendre momentanément l'action générale, de cesser la publication du Travail libre et de préparer enfin sur des bases plus fortement étudiées une nouvelle et suprême tentative. Cette réunion eut lieu le 17 novembre 1903. Elle était en quelque sorte l'enterrement de trois années de luttes, et peu parmi ceux qui prirent la parole à cette ultime conversation conservaient encore respérance.

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