‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 79 sur 143 · DU ROLE DES ASSOCIATIONS OUVRIÈRES · texte numérisé non relu

DU ROLE DES ASSOCIATIONS OUVRIÈRES

Op, il est une constatation très concluante que personne ne peut repousser de bonne foi :

Tous les peuples qui grandissent et qui s'imposent aux autres peuples par une forte pénétration économique, c'est-à-dire industrielle et commerciale, sont cetuo dont les prolétaires sont fortement organises. »

IN BBLGIQUB

« La minuscule Belgique, malgré l'anarchie relative importée dans son prolétariat et ses mœurs politiques par une minorité de socialistes agissants, « comme M. Vandervelde, dont le tempérament, la tactique et les principes ont de frappantes analogies avec MM. Jaurès et Millerand», malgré ces ferments de désagrégation nationale, disons-nous, la Belgique reste un pays débordant de vie et de prospérité, jouissant d'un commerce et d'une production pléthoriques.

Les agitations politiques dernières, ayant pour but la conquête du suffrage universel, durent cesser, étràn- GLÉBS PAR LES SOCIALISTES qui Craignaient de désorganiser les puissants syndicats ouvriers et les admirables coopératives de consommation sur lesquels ils s'appuient encore; or ce sont ces éléments qui entretiennent dans le prolétariat belge une harmonie nationale absolue, et, mieux, une telle pratique de solidarité effective que l'on peut dire des travailleurs belges organisés qu'ils ont une seule conscience ^

Si nous n'avions que cet exemple isolé, il ne serait point décisif, mais nous voulons démontrer que, dans

1. Les catholiques belges deviennent chaque Jour ;>Ius influents dans ces coopératives et syndicats.

le monde entier, les mêmes phénomènes se reproduisent.

Il faut, en effet, nous le répétons parce que là est l'argument sans réplique au point de vue social et historique, se convaincre que l'évolution et la grandeur des nations sont intimement liées à l'évolution, à Vorganisation des masses ouvrières. »

ESPAGNE, TURQUIE, ITAUE

« L'Espagne, la Turquie se débattent dans de graves complications, dont les pires suscitées par l'anarchie populaire. Les associations ouvrières ne sont point là pour « discipliner » et créer.

Pendant que Tltalie négligea l'organisation économique des salariés, la famine, les révoltes, locales et provinciales, se répétèrent avec une fréquence déplorable. Dans ce pays, les « syndicats » d'ouvriers agricoles firent plus, pour attirer l'attention des pouvoirs publics et provoquer la mise en valeur des ressources naturelles et des énergies humaines, jusque-là sacrifiées (en Sicile, en Sardaigne, etc.), que toutes les expériences, pourtant honnêtes et sincères des gouvernants, des nobles et des propriétaires. »

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