‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 96 sur 143 · LES JOURNAUX · texte numérisé non relu

LES JOURNAUX

Le lendemain matin, tous les journaux commentaient 1 entreprise des « Jaunes ». Voici la note du Petit Temps :

202 LE SOaALISME ET LES JAUNES

« Les bureaux de placement. — On nous communique le procès-verbal suivant :

Le Groupe républicain nationaliste des députés, réuni sous la présidence de M. Georges Berry, a entendu M. Biétry, président du Syndicat des « Jaunes », qui venait l'entretenir de la question des bureaux de placement.

Il a montré que les bureaux municipaux ne pourraient suffire à la besogne, qui leur est attribuée par la suppression des bureaux payants. D'ailleurs, les employés seraient à la disposition des influences de la mairie ; ce qu'il faut éviter,

11 déclare le syndicat jaune prêt à créer des bureaux de placement dans tous les quartiers de Paris, afin de maintenir la liberté du placement.

Après une discussion à laquelle ont pris part MM. Failliot, Millevoye, G. Berry, Lepelletier, Firmin Faure, Lerolle et Archdéacon, le Groupe décide qu'il est favorable à la création de bureaux de placement et adopte Tordre du jour suivant présenté par M. Paul Beauregard.

Ordre du jour. — Le Groupe, après avoir entendu M. Biétry, président du Syndicat des Jaunes, exprime ses sympathies pour les syndicats qu'il représente et qui donnent un excellent exemple en maintenant leur action dans le domaine économique, les félicite de la nouvelle preuve de vitalité qu'ils fournissent en profitant des droits que la loi leur donne pour organiser le placement libre. »

Comme il fallait s'y attendre, les journaux à la solde des financiers juifs devaient essayer de travestir le sens de nos travaux.

Malgré les difficultés, les Jaunes ne se découragèrent point et, après un premier essai infructueux, ils fondèrent le Genét^ dont le premier siège social fut 16, rue des Saints-Pères.

Grâce à la collaboration et au dévouement incessant de dames patronnesses à la tète desquelles on trouvait toujours M"* de Veldegg, qui, depuis la fondation des Jaunes, ne cesse de leur sacrifier une intelligence éclairée et ses efforts personnels, le Genêt prit bientôt un essor magnifique.

Particulièrement dans la catégorie des ^rens de maison^ le placement devint de plus en plus régulier, et ce bureau central des Jaunes fut de plus en plus fréquenté. Le placement y est gratuit complètement, la seule clause pour le demandeur est d'être affilié à la société de secours du Genêt ou à la F'édération nationale des Jaunes de France.

A la fin de 1905, le Genêt, dans Paris seulement, comptait plus de 5.000 affiliés et, dans les premiers jours de janvier 1906, pour cause d'agrandissement, il dut abandonner ses anciens locaux de la rue des Saints- Pères. Le Genêt a maintenant deux grandes permanences, une, 4, avenue Percier, et l'autre, rue Férou, n° 3. C'est M"^ de Veldegg l'infatigable directrice de ces importants services.

Voici le résumé de son prospectus. La publicité corporative et de propagande du Genêt est faite par le Jaune et par un organe mensuel spécial, le Serviteur.

Parti et Fédération des « Jaunes » de France

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