‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 95 sur 143 · REMÈDE · texte numérisé non relu

REMÈDE

« Pour parer à ce danger pressant, nous nous adressons à tous les élus de Paris, aux sjmdicats ouvriers libres, aux syndicats patronaux et aux individualités de bonne volonté. Il faut qu'immédiatement surgissent dans Paris autant de bureaux de placement libre que cela est nécessaire.

Par ses ramifications et organisations dans tous les arrondissements, la Fédération nationale des Jaunes de France^ dont je suis le fondateur et au nom de qui je parle ici, est en mesure de créer et de diriger ces services pour le mieux des intérêts de tous, mais, moralement et matériellement, nous avons besoin du concours de toutes les bonnes volontés pour aboutir. » [Très bien! Très bien!)

Après cet exposé qui fut écouté avec la plus vive attention par les députés présents, une discussion très courtoise s'engagea entre le délégué des Jaunes et les députés de Paris. MM. P. Beauregard, Millevoye, Berry, Failliot, Lerolle, Archdéacon, par des remarques pleines de bon sens et inspirées d'une grande sympathie pour les travailleurs, recherchèrent avec nous les moyens pratiques d'aboutir, de collaborer au mouvement social qui se dessine, et ce, sans fausser cette tentative en y mêlant la politique. Nous ne pouvons que remercier sans exception tous les élus présents à cette réunion.

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