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CHAPITRE VII

iale et le Socialisme

I. Les premières formations familiales. — II. Lois et usages matrimoniaux de l'antiquité helléno-italique à la Révolution française. — III. La condition des femmes dans l'antiquité. — IV. La condition des femmes dans la société chrétienne. — V. Le mariage d'après le code civil. — VI. Les réalités du mariage mercantile. — VIL L'amour et le mariage d'après les idées socialistes.

Nous abordons ici — et non sans timidité — le problème le plus compliqué et le plus tragique de la destinée humaine.

En effet, à tout stade de civilisation et quelque forme que celle-ci ait revêtue, la réalisation familiale prédominante enveloppe l'être humain par tous les côtés de son existence.

Comment en serait-il autrement ? La famille a présidé à sa naissance avant de le commander dans la vie ; elle a été la dispensatrice de ses facultés intrinsèques et de ses facultés sociales ; c'est elle, en un mot, qui, au point de départ, a été l'arbitre de ses moyens d'action.

Elle fait plus encore.

Par ses promesses, ses exigences ou ses évictions, elle pénètre en souveraine dans les abîmes mystérieux et insondables du cœur humain, pour y déterminer, tout au moins y favoriser,

3ÎO FORMATIONS FAMILIALES

tantôt l'éclosion des joies les plus ineffables, des actes les plus louables, tantôt — et vu notre pauvre nature, c'est le plus souvent — le débordement des plus profondes douleurs et des plus irréparables erreurs. Un sujet si grave mérite d'être traité avec circonspection et sincérité, nous ne l'oublierons pas. C'est pourquoi, en rappelant les phases diverses de l'évolution familiale, nous serons moins préoccupé de la critique du passé et du présent que de la recherche d'un avenir tamilial meilleur, en vue de l'amélioration affective et morale, du plus grand bonheur de l'être humain, dans l'accord cherché des sentiments intimes et du devoir social.

Valgami il lungo studio ed il grande amor,

a dit le poète italien. A défaut de la longue étude qui n'a pas été permise à un militant que d'implacables circonstances ont toujours forcé aux travaux hâtifs, j'aurai pour principe et pour source d'inspiration le grand amour, il grande amor de mes semblables. Que si maintenant ces libres investigations et appréciations historiques étonnent quelquefois le lecteur, je le prie de se souvenir des bonnes intentions de l'auteur et d'attendre les conclusions, avant de porter son jugement sur cette imparfaite et trop sommaire étude, d'un sujet si difficile, si complexe et si vaste.

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