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VII. L'Amour et le mariage daprès les idées socialistes

Certaines critiques sont des actes de foi. Après avoir, trop incomplètement, énuméré les iniquités que consacre et les démoralisations que favorise le mariage mercantile, nous pouvons laisser au lecteur le soin de dire lui-même ce que doit être le mariage de l'avenir, fondé sur l'amour, seul lien valable ; sur la liberté, limitée par le devoir moral vis-à-vis du conjoint et par le devoir positif vis-à-vis des enfants ; enfin, sur le respect et la dignité humaine et les grands intérêts de l'espèce. Ainsi feronsnous.

Fort divergentes sont d'ailleurs, relativement au mariage, les vues des socialistes.

Préoccupés des conflits passionnels dérivant de l'opposition entre les constants et les volages, les saint-simoniens, après avoir élevé les femmes à l'égalité, proclamèrent la prédominance de l'amour sous la direction conciliatrice et harmonisante d'un sacerdoce androgyne, qui fut fort mal accueilli par l'opinion. La complète liberté amoureuse dont Fourier dota la société harmonienne de ses rêves n'eut pas plus de succès.

Owen se contenta de flétrir le mariage légal. Les successeurs, Pierre Leroux, Pecqueur, Vidal, Louis Blanc, etc., se bornèrent à réclamer plus d'égalité pour les femmes, plus de choix per-

si long. Si c'est le sur-travail de l'atelier qui empêche l'ouvrière d'accomplir ses devoirs de mère, c'est la sur-paresse qui démoralise la femme bourgeoise.

Il n'y a pas à se faire d'illusion, la famille ne dure que par vitesse acquise, elle n'existe même que de nom. »

(i) A. Bebel : La femme dans le passé, le présent et l'avenir, traduction française de H. Rave.

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