‹ Le socialisme intégral, Volume 1Chapitre 46 sur 123 · MORELLY ET DIVERS · texte numérisé non relu

MORELLY ET DIVERS

Or, la solution du problème posé par le communisme, c'est l'abolition de la misère, de l'ignorance et des derniers vestiges persistants des servages civils, politiqMes, économiques. C'est l'arrivée à un stade supérieur de civilisation, à un état politique où tout mal moral et social serait combattu, toute iniquité rendue impossible, ou du moins nuisible à son auteur, où toute souffrance évitable serait supprimée et toute souffrance dérivant fatalement de la nature des choses adoucie.

Comment tout cela ?

Par la pratique de la justice et de la fraternité dans Tordre humain, de la bienveillance et de la pitié dans l'ordre universel, Car telles seraient les vertus d'une organisation équitable et rationnelle dans laquelle, le cœur inspirant, la raison dirigeant, la science éclairant, l'épanouissement individuel le plus complet de chaque être humain se combinerait avec la solidarité sociale la plus étendue et l'idéal moral le plus altruiste, c'est-à-dire le plus élevé.

Au nom des souffrants et des espérants, au nom de la justice foulée aux pieds, au nom même des développements économiques de la société moderne qui rendent une transformation intégrale, possible et nécessaire, les socialistes ont osé assigner aux hommes de ce temps, cette tâche immense et splendide, dont l'accomplissement emparadiserait la terre. Et ils l'ont fait avec un tel éclat que leur propagande a rempli notre siècle, créé un courant puissant et, de la sorte, singulièrement préparé les cerveaux à l'acceptation des idées salvatrices déjà ébauchées.

Nous entrons dans le XIX® siècle, si troublé, si inconséquent, si enténébré par la fumée des combats; mais si investigateur, si militant et si plein de promesses.

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