‹ Le socialisme, la famille et le créditChapitre 16 sur 18 · DANCE EN CAS DE MORT · texte numérisé non relu

DANCE EN CAS DE MORT

L’assurance en cas de vie, en quelques an- "ees, a donné près de 500 millions.

L’assurance en cas de mort, en quelques années, donnera le décuple de cette somme.

Evaluons les résultats de ces deux opérations d après les données statistiques puisées dans 1 expérience des compagnies françaises..

Il y a en France 7 millions 500 ménages environ.

La moyenne des économies réalisables par ménage est d’environ 200 fr. par an.

C’est donc une somme de 1 milliard 500 niîWioîwque l’épargne collective fournira, chaque année, à la banque du crédit territorial.

Et,

Comme, d’une part, la durée moyenne des placements de l'épargne collective de survie est de 10 ans;

Comme, d'autre part, la durée moyenne des placements de l’épargne collective en cas de mort est de 25 ans,

L’accumulation successive des intérêts de cette recette annuelle de 1 milliard 500 millions permettra d’attendre que la moyenne des redevances annuelles payées par les propriétaires emprunteurs atteigne le niveau

du remboursement à faire à l’épargne colleetive en cas de survie.

QuaiitàTépargnecollective en cas demort, rien de plus facile de la mettre à même, dès le début, de faire face à ses obligations. ’

La banque du crédit territorial, fondée par la famille, s’alimentera par les épargnes de la famille.

Quel on suppute les sommes énormes qui dans l’espace d'un demi-siècle auront circulé par le canal de la banque dans les veines de l’agriculture et de l’industrie, et l’on apercevra d’un coup d’œil toutes les conséquences du remboursement aléatoire.

Ce n’est pas l’argent qui manque en France, mais leorédit, et le crédit ne s’obtient, en thèse générale, que par la foi dans les institutions.

Et quelle institution inspirera plus de confiance que l’établissement dont nous venons de jeter les bases ?

xvr

Page 1