‹ Le socialisme municipal à travers les sièclesChapitre 141 sur 222 · Archives nationales F · texte numérisé non relu

Archives nationales F

Correspondance du Contrôleur général des finances, avec les Intendants des provinces, sur la sortie des grains (la question de liberté, en général, s'y trouve, parfois, traitée),

Parmi les rapports courageux et sensés que provoqua Terray, on distingue celui de Jullien, dernier Indendant de la généralité d'Alençon ; dans ce document, il est dit : « Si les consommateurs ne peuvent atteindre au prix des grains, la population en souffrant, leur nombre diminuera, et, faute de consommation, les grains resteront dans les mains de l'agriculteur, qui, ne pouvant plus, alors, acquitter les charges de son état, sera contraint de l'abandonner. Les mêmes dangers le menacent , si on voulait, en faveur du peuple ', tenir les grains à trop bas prix : celui-ci vit, sans doute, tant que le pain n'est pas cher; mais il vit sans travailler... L'agriculture... souffre de son inaction ; elle languit, et qu'il survienne 2 ou 3 mauvaises récoltes, ce même peuple, alors, périt de misère... »

137. Mémoire à l'Académie des sciences; formule de tarif, pour régler la valeur du pain, au prorata de celle du blé et de la farine (1784) :

« Quelques personnes sont dans l'opinion qu'il ne faudrait pas soumettre le pain à une taxe, et qu'on devrait attendre de la concurrence seule, dans le commerce des boulangers, rétablissement de la valeur du pain proportionnée à celle du

blé. Cette opinion, que j'ai remarquée chez des hommes èdaxrh (elle ne pouvait germer chez des ignorants !) et dont je connais, d'ailleurs, tout le zèle, pour le bien public, m'a paru digne de l'attention de l'Académie et mériter que j'exposasse... les raisons assez fortes qu'il y a de conserver l'usage de régler le prix du pain... »

Ces raisons, qu'énumère Tillet, sont au nombre de trois : 1° Le peuple « se repose, avec confiance », sur un tarif fixé par les magistrats de police; 2° La concurrence du commerce n'empêche pas la coalition des marchands, pour sauvegarder un intérêt commun ; 3° En cas de cherté, il y a, pour les boulangers, une garantie de préservation dans la taxe, sans laquelle le pillage serait à craindre.

Turgot était favorable au maintien de la taxe (Arch. nat. K. 899 ; lettre du 17 septembre 1775 à l'Intendant de Limoges).

138. Demande de fixation du prix des yrains : Tiers Etat d'Etampes et d'Evreux ; paroisses d'Antony-lès-Rungis, Arcueil, Avrainville (S -et-0 ), Baillet (id ), Bagnolet, Beaubourg (S.-et-M.), Belloy (S.-et 0.), Beynes (id.), du Bourget. de Brunoy (S.-et-O.), de Caumartin (Somme), Chauvry(S.-et- 0.), Châteaufort (S.-et-O.), Chartres-en-Brie (S.-et-M.), Coobert(id.), Courquentaine (id.), Crosnes (S.-et-O.), Deuil (id.;, Domont (id.), Etiolles (id.), Evry-les-Châteaux (S. et-M.). Fontenay-lès-Louvres (S.-et-O), Fresnes-lès-Rungis, Jagoy (S.-et-O.), Livry (S.-et-M.), Luzarches (S.-et-O.), Mareil-en- France (S.-et-O.), Mennecy (S. et-O.), Moisselles (id.). Monceaux, Morangis (S.-et-O ), Noisy-sur -Marne (id.), Port-au- Pecq (id.), Plessy-Luzarches (id.), Pré Saint-Gervais, Roissyen-France (S.-et-M.), Saint-Leu (S.-et-M.), Saint- Maurice. Montcouronne (S.-et-O.), Saint-Rémy lès-Chevreuse (S.-et- 0.), Sevran (id.), Taverny (id.), Thiais, Tigery (S.-et-O. -,

Treilles (Loiret), Villabé (S.-et-O.), Viry-Châtillon (S.-et-O.), Vitry-sur-Seine. *

Od remarquera que, sauf Caumartin, Evreux et Treilles, les localités ci-dessus se trouvent ou dans la banlieue de Paris ou dans les départements, soit de Seine-et-Marne, soit de Seine-et-Oise, ce qui aurait dû provoquer des vœux dans un sens libéral et non pas autoritaire.

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