LE PLACEMENT GRATUIT PAR L ETAT
service de placement gratuit appelé Bureau du travail {Labour Bureau).
Sur ce point comme sur beaucoup d'autres, l'exemple a été donné par la Nouvelle-Zélande.
En 1891, le travail n'allait pas dans cette colonie; les ouvriers sans emploi s'agitiient et demandaient au gouvernement de s'occuper d'eux. Or les élections générales venaient de porter au pouvoir la coalition libérale ouvrière; le cabinet devait par conséquent faire quelque chose pour les Unemployed. Il imagina d'inviter les fonctionnaires de police à recueillir chacun dans son district toutes les informations concernant les salaires, les demandes et offres d'emploi, et à les transmettre chaque mois à un bureau central établi dans la capitale, Wellington. Ce bureau fut le noyau autour duquel se groupèrent bientôt le service de rinspection ouvrière, celui de la conciliation et de l'arbitrage, enfm tous ceux qui sont aujourd'hui réunis sous une direction particulière et constituent le ministère du travail.
Les informations relatives au placement des ouvriers sont toujours recueillies dans les campagnes par le fonctionnaire de police ; dans les grands centres, elles ont été confiées aux inspecteurs du travail créés après 1892. Il paraît que les ouvriers préfèrent avoir affaire à ces derniers, et qu'ils n'aiment pas être vus en compagnie du policeman ; en outre, les inspecteurs sont, par leurs fonctions, mieux préparés à trouver et à exposer les renseignements qu'on leur demande.
Le service paraît fonctionner d'une manière satisfaisante. Les demandes affluent au bureau central de Wellington et aux succursales établies par les inspecteurs pro-
vinciaux. Il faut croire que ces derniers sont parfois débordés, car je me rappelle avoir lu, dans le bureau de Dunedin, Tavertissement suivant :
QUAND vous AVEZ EXPOSÉ VOTRE AFFAIRE,