‹ Le socialisme sans doctrines, la question agraire et la question ouvrière en Australie et Nouvelle-ZélandeChapitre 7 sur 98 · VI PREFACE DE LA NOUVELLE EDITION · texte numérisé non relu

VI PREFACE DE LA NOUVELLE EDITION

gouvernements, mais elle cède la première place à la politique ouvrière.

La protection légale des travailleurs manuels et des employés est établie partout sous des formes très semblables les unes aux autres.

Les retraites pour la vieillesse sans versement des intéressés se généralisent de plus en plus.

En matière sociale, les deux institutions les plus intéressantes sont bien comme je l'avais indiqué alors qu'elles naissaient, l'arbitrage obligatoire sur le type de Nouvelle-Zélande et lés conseils mixtes du salaire sur le modèle victorien. Toutes deux ont eu pour effet l'établissement d'un minimun de salaire. Mais, contrairement à ce qu'on pouvait conjecturer au début de ce siècle, l'arbitrage obligatoire perd du terrain en Australie au profit des conseils mixtes des salaires.

On pouvait, il y a dix ans, se demander si les associations ouvrières n'allaient pas jouer un rôle important dans le cas de l'arbitrage en faisant donner l'investiture légale à des contrats collectifs, dans celui des conseils, en participant à l'élection de leurs membres, en un mot, si l'application des lois sociales se ferait plutôt par l'action des pouvoirs publics ou par l'effort des syndicats. Aujourd'hui le doute n'est plus permis. En effet, on voit la jurisprudence des cours arbitrales se rendre indépendante et personnelle, chercher à dominer les accords

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