‹ Le socialismeChapitre 32 sur 41 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il est temps de terminer cette étude critique du socialisme. Tout lecteur impartial qui aura bien voulu nous suivre avec attention du commencement à la fin de ce travail, en aura retiré, nous aimons à le croire, la conviction intime que le Socialisme, même dans ses revendications en apparence les plus séduisantes, est absurde et impraticable Les bases religieuses et économiques sur lesquelles il repose sont absolument inadmissibles. Les brillantes promesses qu'il aime à faire miroiter auxyeux des masses crédules et ignorantes, sont si loin de se réaliser, que leur application même temporaire à la société, amènerait inévitablement la destruction de la civilisation chrétienne et le retour aux époques de la plus grossière barbarie. Le règne durable du Socialisme n'est pas à craindre, parce que les instincts et les tendances qu'il condamne sont trop profondément enracinées dans la nature humaine. Mais cela ne nous dispense pas de travailler à écarter le péril qui menace aujour-

d'hui la société. Faisons des réformes sociales sérieuses et servons-nous pour cela des moyens pacifiques mis à notre disposition par la société moderne. Tout d'abord favorisons de tout notre pouvoir la renaissance de l'esprit chrétien en rendant à l'Eglise sa liberté d'action et en la protégeant contre les entreprises sacrilèges de ses ennemis Qu'on ne s'y trompe pas surtout : la législation civile seule, aussi parfaite et aussi bienveillante qu'on l'a suppose, ne réussira jamais à apaiser les cris d'une population de travailleurs sans foi qui, pleins d'horreur pour le travail et de haine pour la religion, n'aspirent qu a assouvir leur soif de jouissances terrestres et à satisfaire les plus ignobles convoitises.

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