‹ Le soldat de chocolatChapitre 29 sur 35 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

NADINA Tiens, une nouvelle dennande en mariage... Vous ne perdez pas de temps...

AI.KXHS Je ne perds jamais de temps... Je suis sur le point d'accorder ma main à cette jeune fille qui ne reçoit pas d'hommes la nuit, et ne leur donne pas son portrait.

NADI.NA

Ah !... dans ce cas, voici mon cadeau de noce.

ALKXius Hum ! le portrait de Mascha...

MASCHA û part.

Oh ! la rosse... {haut) donnez-moi ça !

AI.KXIUS Attendez... Il y a une dédicace... Mascha au Suisse qui {jeut s'en passer pour une fois Çbk) Qu'est-ce que ça veut dire ?

MASCHA C'est une plaisanterie...

ALEXIUS Une plaisanterie... je ne les com.prends jamais...

MASCHA Alexius, écoutez...

ALEXIUS Ah ! ça... il me les prend toutes... Dès qu'on s'adresse à une femme, c'est Bum.erli qu'on finit par trouver... Je tuerai cet homme.

MA se HA Mon Alexlus...

ALEXIUS Fi... Mascha... sur son pantalon... fi... {sortie).

XADIXA En effet, de ce Suisse... tu allais faire un Ecossais.

MASCHA Pour(>uoi t'es-tu mêlée de mes affaires... mauvaise ?

XADINA Pour te rendre ce que tu m'as fait tantôt.

MASCHA Alexius m'épousera en dépit de tout.

XADIXA Tant mieux... ce sera sa punition !

MASCHA Et toi... tu épiouseras ta crotte de chocolat pour te punir...

Jamais... et je lui écris pour lui dire un étemel adieu.

MASCHA En voilà un qui l'échappe belle... {Elle sort). SCENE IV NADINA, puis BUMERLI

XADIXA

ferme la grille et oa s'asseoir pow écrire. Là... je vais lui écrire quelque chose de bien blessant qu'il n'oubliera jamais, {écrivant).

AIR Mon très cher monsieur Bumerli Mon mariage est démoli.

Je conçois un mortel dégoût Pour votre personne et pour vous.

Or, vous n'aurez jamais ma main, Pour moi, vous n'êtes qu'un gamin. Un vil coureur de guilledou, S enflammant comme l'amadou.

Relisant Mh... mh... mh...

Vous qui répandez la bisbille, Ne troublez plus notre famille; Mais si vous voulez mon avis, Soyez plus tard moins étourdi.

Vous vous êtes conduit tout comme Un âne, bien plutôt qu'en homme.

Vous n'êtes cu'un simple sous-ofï.

Avec son parfait rrépris : Nadina Popofî. U !

Nadina ' Popofî U !

XADIXA parlé.

Là... cette lettre n'est pas aimable... mais elle lui fera comprendre que je ne veux plus le revoir et que je ne l'aimerai jamais.

Bumerli entre, mais aperceûant Nadina, il sort et grimpe à califourchon sur la crête du mur.

BUMERLI Bonjour ! Bonjour ! Bonjour... Peut-on vous souhaiter le bonjour ?...

XADINA Vous ici ?... Avez-vous oublié que je vous ai interdit de franchir le seuil de cette porte ?

• - Vi.> —

BUMERLI sautant.

Pas du tout... C'est pour cela que j'ai puasse par-dessus le mur... Je suis un gymnaste excellent...

NADI.NA Et un coureur de première force.

BUMERLI Ah ! encore une allusion à la nuit tenible... Merci, Mademoiselle...

NADINA

Vous êtes venu pour me voir } BUMERLI Oui, Mademoiselle, c'est vrai...

XADIXA Alors ce n'est pas vrai. D'ailleurs, pouvez-vous dire la vérité >

BU:\IERLI

Oui, avec difficulté... Mais j'y arrive...

NADINA Vous êtes venu pour voir Mascha, votre Mascha dont vous ne pouvez vous passer pour une fois...

Oh ! vous êtes jalouse...

NADINA Moi, jalouse... de vous ? Allons donc... tenez... je ris...

BUMERLI Et vous avez des larmes dans les yeux, c'est de l'amour, ça...

Vous m'aimez !

NADINA

Non...

BIMKKLI Allons donc, vous m'aimez depuis longtemps, depuis le soir où vous m avez sauvé... où vous m'avez abrité.,. Omune j'étais beau dans mon sommeil !

XADINA

Vous ronfliez.

HI'MICRLI Mais avec tant de grâce... Depuis ce soir-là, vous n'avez pu m oublier... Vous êtes gaie, vous êtes triste, vous ne savez péis ce que vous voulez. C'est de l'amour ou je ne m'y connais plus.

XADix.v Vous vous trompez, je suis sûre de moi.

* BUMERLI

Que vous dites !... Allons donc...

XADI.NA Il n'y a pas moyen de vous prendre sérieusement.

BUMKRLI Prer>ez-moi comme vous voulez, pourvu que vous me preniez!

Vous prendre ? Eh bien... je vous réservais une surprise. Cette lettre que j'allais vous envoyer. Ah ! mais... savez-vous lire ?...

BUMERLI Les lettres d'amour... oui...

XADIXA

BUMERLI

Alors, lisez celle-ci.

Vous m'app>eliez ?

XADINA

Oui, je vous appelais de plusieurs noms.

DUO

iNADIXA ET BUMERLI BUMERLI

lisant.

Mon très cher monsieur Bumerli Mon mariage est démoli.

Mh... Mh... Mh... {bis)

Je conçois un mortel dégoiit Pour votre personne et pour vous.

Mh... mh... mh...

NADINA l'imitant.

Mh... mh... mh...

Or, vous n'aurez jamais ma main, Pour moi, vous n'êtes qu'un gamin, Mh... mh... mh...

NADINA Un vil coureur de guilledou, S'enflammant comme l'amadou.

BUMERLI Vous n'êtes qu'un simple sous-ofï.

Oui, simple, simple sous-ofï...

BLLMERLI

parlé.

Charmant !

NADINA Mépris Nadina Popofï.

BUMIiKLl

parlé.

On n'est pas plus aimable.

C'est bien ça.

NAIJINA C'est bien ça.

BVMERU parlé.

Comme vous aviez la tête à l'envers en écrivant cette lettre; en la retournant on pourrait connaître vos véritables sentiments.

BL'.MKKI.I chanté.

Mon amoureux, mon grand chéri...

C est vous que je veux pour mari.

Mb... Mh... Mb... Mb... {hîs)

Vous avez su prendre mon cœur, Désormais c'est vous mon vainqueur ! Mb... Mb... Mb... Mb...

NADIXA étonnée.

Mb... Mb... Mb... Mb...

BUMERLI De vous seul j attends mon bonheur, Sinon je mourrai de douleur.

Mh... Mh... Mh... Mh... {his)

XADINA Mais que racontez-vous donc là ?

Je n'ai rien écrit de tout cela !

BOIERLT Je veux voir mon beau sous-ofî. [Parlé] C'est gentil.

XADINA Non... simiple sous-ofï...

(Parlé) O amour ! ^

BUMERLI Mon cœur, Nadina Popofï.

XADINA

frappant sur la lettre.

Non... Mépris Nadina Popofï.

C'est bien ça.

BUMERLI Mon cœur, Nadina Popofï.

C'est bien ça.

BUMERLI Merci... Mademoiselle... Merci...

NADINA Pourquoi ?

Pour la délicate manière dont vous m'avez ïait connaître vos sentiments... Quelle passion sincère... Quelle tendresse.

NADINA Si vous ne sortez d'ici, je vous fais jeter dehors.

BUMERLI Bravo... Ce n'est pas de l'amour, c'est de la rage !

XADINA Cet homme me rendra folle...

BUMERLI Folle de moi... c'est ça !

NADINA Al lez -vous sortir ?

BUMERLI Vous m'avez prouvé votre tendresse, à moi de vous prouver la mienne... Savez-vous que je mourrais volontiers pour vous ? Le plus tôt sera le mieux...

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