SCENE VIII
M.ROBERT, LYONNIS, observant au-dehors.
M. ROBERT, à part. Je lui laisse une espérance que je voudrais partager!,.. Fauvre Jules, si les ernbrassemens que je
viens de te donner devaient être les derniers, si pour prix de ta bravoure, la mort... Ah! je ne pourrais pas te survivre!
LYONNIS , revenant en scène. Qu'avez-vous , M. Robert ? cette agitation...
M. ROBERT. Je vous en conjure, monsieur, ne me laissez pas en proie à l'inquiétude qui me dévoie; employez-moi, que je ne sois pas ainsi livré à moi-même; car je ne crains pas de vous avouer ma faiblesse, les minutes me semblent des siècles, et jusqu'à ce que je connaisse le sort de mon fils, je le sens, je n'existerai pas.
LYONNIS, arec amitié. Rappela z votre sang-froid, votre raison, monsieur; Jules est exposé sans doute, mais, vous qui avez servi, vous le savez, toutes les balles ne sont pas mortelles; et vous le disiez encore tout à l'heure : le ciel est en aide aux vrais braves; cependant je pui9 faire ce que vousdé-irez. Le colonel m'a donné l'ordre secret de placer ici un certain nombre d'hommes , afin de faire croire que c'est effectivement dans cette maison qu'il passera la nuit; vous ferez partie de ce poste, et par ce moyen Caroline aura du moins auprès d'elle un ami,