SCÈNE III
Les Mêmes, excepté CAROLINE.
ALBANI , aux femmes. Là, êtes-vous contentes, maintenant? {Prêtant C oreille.) Ecoutez donc lepruitde la mousqùetcric a cessé.
DEUXIÈME FEMME, de même. Des cris se font entendre.
ALBANI Oui , des cris de joie ; plus de doute , c'est nous qui sommes vainqueurs. ..quand je vous disais que c'était une affaire de rien, et que le succès était sûr... Allons, allons, par ordre, on illuminera ce soir toutes les fenêtres... (En demi aparté.) 11 n'y a rien comme les lampions pour faire briller une victoire, et prouver l'allégresse publique... {Ici une vtve fusillade se fait entendre. {Albani sautant.) Hein, qu'estr-cc encore?..
Tout le monde court au l'une! .
PREMIÈRE FEMME. O ciel! vous vous êtes trompé... le* nôtres accourent, mais on dirait qu'ils sont vaincus.
ALBANI. Vaincus! les nôtres... [Regardant autsi.) Ah ! mon Dieul ils n'est que trop vrai... ils paraissent en désordre cl ^
dirigent de ce côté... [Nouveaux coups de feu.) L'ennemi débouche sur la route... il les poursuit... eh! vite, eh! vite, sauvezvous de la bagarre; rentrez dans vos maisons , barricadez-vous, et ne craignez rien : tout n'est pas désespéré, peut-être; dans toUs les cas, l'autorité veille et saura vous défendre ! (A ce moment, une vive décharge se fait entendre, toutes les femmes poussent un cri a" effroi, et sJ enfuient de différens côtés. (Albani seul.) Maintenant qu'elles sont parties, en attendant l'issue de l'affaire, sauvons aussi l'autorité.
Il rentre vivement chez lui.