l\. Division et ninltiplication des tacJies
( )n \(»it souMMit |)lilsicms t. K lies se loiidl'c en IIIIC seule j);ii- l.i dissolution de la iiiatinc itniiiiiciisc ([iii les sépare. Le (oiitiMirc arii\(' (|ii('l(|ii( lois : une tache eomplétenieiit lorniéo et de\emie ronde sedixiseen plnsieui's autres. Ce résultat peut se produire de plusieurs manières. Quel<[uerois l'est par un espèce de; liouri^eonuenient : lui petit novau se forme à côté du jjjrand ilans la penond)re elle-même; il se (lévelopj)e, se sépare cl iiiiit par constituer une taelie indépeiulaute. Le plus souvent, cependant, le phénomène de multiplication résulte d un iVactionnement du novau pi'imitil; on voit paraître ties arcs brillants, connus sous le nom de ponts, qui traversent les taches et les séparent en plusi(nn's parties. hAjig. 32 montre un groupe de ces grandes taches qui, après avoir acquis la forme circulaire, commencent à être envahies par des ponts. Cet envahissement se fait quel- ([uetois dinu^ manière si subite qu'il semble que le no\ au se brise. Hallev en fut un jour témoin, et la transformation fut si instantanée qu'il crut assister à la fracture d'une large scorie brisée connne un morceau de glace atteint jiar un coup de j)ierre. Les ponts brillent ordinairement d un éclat aussi \ir (jue (('lui des parties les plus lumineuses de la photosphère. Quelquefois même on dirait rpiils sont encore plus bi'illanls et rpi'ils sont réellement susj)endus au-dessus des abimes qu ils traversent. Ces phénomènes sont trop complexes pour que nous puissions en ce moment nous pnv noneer sur leur nature; «[u d nous sulfise tle les avoir indiques et réser\ons-nous de les étudier plus tai'd en d(4ad.
Les phénomènes décrits jusfju'à présent nous montrent que les taches ne sont pas des apparences purement superfi-
cielles ; elles ont leur siège dans les profondeurs de la masse solaire, et elles sont produites par des causes encore inconnues, qui la remuent et la bouleversent dans une étendue quelquefois très-considérable.
11 est rare que les taches soient isolées : elles sont ordinai-
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rement réunies en groupes très-complexes, comme on le voit dans l'observation du if\ avnl 1869 i/^b- ^-^)- ^^^ remarque dans ce groupe une grande tache divisée en deux par un pont très-compUqué. On voit trois autres taches qui tendent à devenir rondes; puis il y e» a une multitude de petites disséminées de toutes parts. Il en résulte une immense difficulté dans la distinction et dans la classification de ces phénomènes. L'étendue de ces groupes est considérable ; l'agitation manifestée dans la mass3 par les facules qui les environnent est si grande que l'ensemble peut acquérir une
longucnii" égale au (jiiai't du (lianictrc solaire. Saus doute toutes les pertur])atious ne se font pas seniir sur une aussi vaste étendue, mais le fait important, c'est l'existence habituelle de ces groupes plus ou moins compliqués, plus ou moins grands. Les lâches ne sont donc que les conséquences d'une forte
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agitation dans la matière (jui compose le Soleil, et cette agitation s'étend Ijien au delà des limites de la région sombre. Tous ces mouvements supposent qu'il se produit dans la masse solaire des crises bien considérables, et, si nous voulons en trouver la cause, il faut commencer par étudier le phénomène lui-juéme, et les lois qui président à ses manifestations.