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n'ont ([iruiic rcssciiihlaiuM' j^rossièrc axer ci'llc (l'iiii ;ii'ljre; encore ces ramifications ne sont-elles pas des suIxIIn isions (riinc lige commnnc : elli'S paraissent [)liilùt résulter de la séparation iiatui'elle de jets différents avant un<' souelie commune et (|ui divergent à une certaine hauteur.
Clés jets, en se croisant, donnent naissance aux figures ovales qu'on rencontre souvent entre les fleurs alignées en longues chaînes PL E./iq. •?.). T.es niasses lumineuses, (jui se superposent au\ points d'intersection, n'étant que faiblement transparentes, il en résulte des teintes plates où le relief fait presque complètement défaut. Cette structure est quelquefois très-difficile à étudier et à dessiner, à cause des nomhreiix rameaux: situés dans des plans différents et qui se projettent i'iui sur l'autre en se croisant., 11 est rare (pie la strucUire cellulaire s'étende au-dessus de la troisième rangée de cellules, mais il y en a des exemples. Chaque filet, en s'évanouissant, laisse une trace sensible qui est le prolongement de la partie la plus dense : de là ces amas nuageux cellulaires qui couronnent les protidjérances.
§ y. — Nuages suspendus.
Nous ne désignons pas par ce nom les masses diffuses dont nous parlions il y a un instant : il s'agit ici de ces masses trèsvives, assez persistantes, brillant d'un vif éclat, qui sonL comme des centres de radiation lumineuse , parfaitement isolées et suspendues à une certaine hauteur au-dessus de la chromosphère. On en voit des exemples dans les y^^.S,-?, (), lo ( PL F). Ces nuages lancent des filets lumineux dans toutes les directions, le plus souvent de bas en haut Pi F,fig. ■;), quelquefois aussi de haut en bas, et alors on dirait une pluie de feu {PLF,fig.S).
T/c)l)stM\al('iii' peut (jiu'lquofois être témoin de la manière dont se forment ecs nuages en les vovant se déveloj)pcr sous ses veux. Des filets très-vifs se soulèvent, et, arrixés à une
FijT- iR:
eertaine hauteur, ils se condensent en j)roduisant des amas nébuleux brillants [Pi. B, fig. 2). Ces nuages, une fois for-
Fig. 1G8.
jnés, restent suspendus, et au ])out de quelque temps les filets qui servaient à les alimenter finissent par disparaître. Si l'observateur n'a pas vu les ])liases que nous venons de décrire, il lui sera impossible de les deviner et de connaître l'origine des phénomènes qu'il étudie. Cette théorie s'apjjliquc certainement à un grand nombre de cas; elle ne peut
cepciulani pas ('\|)li{|ucr la lorm.ilion de lous les mia^es. M. Tacchiiii (mi a vu se fornu r jxndaiit ses ()l)sorvati()us, sans ([u'il \ eut aiiciiiic trace (les lllcts (|ii<- nous \<ii()ns de dccrirc, et qni siTxcnt, d'ajJiTs notre tlu'orie, a les piodnire et à les alimenter. Il arrive (|nel([uetois <{ue, à la place des filets ascendants, on voit les nna<;<'s ravonner de haut en bas, en produisant mie pluie de feu (pii dure fort longtemps. Il sem])le probable que ces amas ravonnanls sont alors formés par \<)ie de condensation au sein de l'atmosphère solaire.
Le imai^e le plus extraordinaire que nous avons jamais vu est celui que nous avons observé le 25 août 1872; le dessin reproduit dans la fig. 1G7 a été exécuté par le P. Ferrari. Ci'était une flanmie immense, complètement isolée, ayant un noyau presque rond, rayonnant dans sa partie supérieure connue un globe incandescent et lançant des filets de haut en bas : on aurait dit une comète embrasée; sa hauteur était d'environ 3 minutes. On l'observa sans relâche pendant trois heures sans constater aucune variation considérable; le lendemain elle existait encore, quoique son volume eût considérablement diminué.
M. Tacchini a observé un grand nombre de nuages lançant de haut en bas des filets semblables à des pluicvs de feu; le 18 septembre 1873, nous avons étudié avec lui une de ces masses brillantes qui s'était formée à la suite d'une éruption violente; sa forme était celle d'un arc de parabole : l'une des deux branches, la moins élevée, ne cessa de lancer vers la chromosphère une véritable pluie incandescente, pendant «pie la plus élevée allait en diminuant d'étendue.
Ces masses isolées s'élèvent quelquefois à des hauteurs
immenses; nous représentons ici celle du 3 avril 1872 : c'est
l'une des plus élevées que nous ayons jamais aperçues. Les
fig. 168, iGç) et 170 montrent avec quelle rapidité ces nuages
oi
so tiMUslnrimnl. \ oiii lo ri''siiiiu' (1<* (|ii('l(Hi('s inosiires que nous axons piisos dans ccll»' circonstance :
il oLsiMv;Uion.
Hauteurs
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traces
Il rt'siilte de ces nombres cjue de 8''4V" <i <)''i<>"' la liaii-
Fig. 170.
Fig. ifig.
leur de cette protubérance s'est accrue de i'3o320 kilomètres; ce qui fait une moyenne de 90*^™, 5 par seconde. Sa hauteur maximum était à peu près égale au quart du diamètre solaire.
Nous pourrions citer lui grand nomljre d'autres exemples : ceux-là suffisent. Du reste, le Chapitre suivant nous fournira l'occasion de compléter la description de ces figures capricieuses.