OBSERVATION XV
Péritonite bacillaire avec ascite. — Laparotomie. — Cure hélio-marine. — Guérison en dix mois sans récidipe.
M. A. âgée de trente ans.
La’malade a deux enfants, porteurs de spina-ventosa des
doigts. Guéris par la cure hélio-marine en deux années,
L'examen révèle un épanchement \ascitique abondant, léger
R. Piguet ee 5
Es
Fr œdème de la paroi. Pas d’albumine dans-les urines. Utérus
petit,mobile. Peu de douleurs. Aucun DRÉRGRNE pleuro- pRË
monaire.
Amaigrissement. Fièvre 38 à 38%, chaque soir diminution considérable desforces. - À -Une laparatomie est pratiquée, elle montre une tuberculose miliaire péritonéale généralisée. Le liquide citrin qui découle remplit deux brocs.Réunion par première intension. Curé solaire post-opératoire générale pendant deux étés in-
termittente deux hivers:
* La guérison s’est maintenue sans rechute depuis.
cales étaient venues s ’attarder.
Lac cure solaire m'est point. une. mélhode nouvelle. Nous avons fait notre possible, dans le travail qui. précède, pour en montrer les effets sur l'organisme, dans les localisations tuberculeuses dites chirurgi- cales. — Nous avons essayé d'en -esquisser la tech. nique, ainsi que ses indications. — Les observations qui précèdent tendent à prouver que si |’ héliothérapie: n est point un agent thérapeutique infaillible, en “exisle- t-il ! c’est toutefois une méthode qui doit être traitée autrement qu'à la Hégère, et paie en sérieuse considération = ,
- Cette conviction clinique : s'impose à l'esprit de tous ceux qui faisant de l'insolation intensive ont assisté à la guérison intégrele de certains cas les plus
* graves de tuberculoses multiples et ouvertes, ostéo-
articulaires et ganglonnaires, fistuleuses et à suppu-
ration profuse, sur lesquels toutes les tentatives lo-
A maladie générale, présentant des foyers locaux, il fallait donc opposer une thérapeutique qui visât,
a Ja fois l’état général el les manifestations locales.
Le porteur de tuberculose chirurgicale est avant tout
un tuberenleux. qu’ vil faut soigner comme ee C este = ee à- -dire relever l'organisme qui seul fait les frais de la
lutte antituberculeuse. se ar .
Lesoleil, grâce à sesrayonsactiniques, ne violets, joint à la vie au grand air, et à l'air marin est Vagent thérapeutique indispensable de. par son action géné- RE rale tonique et stimulante sur les forces de l'individu, mais aussi par son ‘action locale, analgésiante, antiseptique, mierobicide, sclérosante, cicatrisante. de be soleil est appelé, en outre, en agissant prophy- | lactiquement, à à rendre plus rare l( éclosion des tuber- > culoses chirurgicales, à diminuer leur gravité et leur : ae durée pendant leur évolution, enfin à modifier dans : une large mesure le terrain de nos malades pour RE éviter les récidives-et les aiderà guérirdéfinitivement. ne 2 A cet effet ilnous a paru utile d’ insister paiticulière. |
. ment sur la nécessité d’une insolation progressive jusqu’ à devenir générale ; et en tant que. générale - oe sur l'importance d’une cure solaire continue. Les : résultats se trouvant en rapport direct avec la quan- FA tité et la qualité de l'insolation. A PL Pour ce faire il est de toute importance de. £e tion je ver en unlieu où lesoleil brille un maximun d’ heures . durant un maximun de jours, durant l'année. UT “1 appareil plâtré si funeste à tous égards en prie - # vant la région malade d’air et de lumière, en favori sant les atrophies musculaires: ne doit plus être employé que comme un pis-aller et remplacé dans la majorité des cas par l'immobilisation que donne le décubitus jointe à une exténsion continue ou à tout
autre appareil de soutien permettant Diacolaiion, he acte chirurgical loin de s'exclure d’une telle thé-
rapeutique doit le cas échéant marcher, de pair la
main dans la main, S “efforçant d'aider la nature et non de la violenter. Et pour terminer nous ne pouvons qu ‘émettre le vœu, alors que, nous lé disions plus
haut, l'Assistance publique a pris la décision de faire construire un hôpital à Cannes, alors que de nos … n’a rien été fait en France pour le tubercu-
leux chirurgical adulte, Fe si peu pour l’enfant, émet- tre le vœu, disons- -nous, au moment où le bacille.
de Koch, commet de si grands ravages, qu'il soit
créé dans le plus bref délai, notre pays est fertile en régions admirables etappropriées, de nombreux sanatoria où les malades-de nos hôpitaux pourront être
- soignés, où les déshérités trouveront asile, où les en-
fants auront la possibilité de se guérir, où enfin tous ces rachiliques, scrofuleux, prétuberculeux, se refe- ront grâce à la cure solaire un organisme sain et
fort, plein de vitalité nouvelle, apte à affronter la lutte -
pour la vies. | \ æ à > + ie Président de la thèse Fr LETULLE , ROGER <
7 ‘Vuet permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris :