‹ Le soleil de ma Bretagne dramevaudeville en trois actesChapitre 34 sur 39 · DEUXIÈME COUPLET · texte numérisé non relu

DEUXIÈME COUPLET

Veux-tu partir? la mer est belle.

Ecoute une voix qui t'appelle Là-bas, là - bas,

N'entcnds-tu pas?

C'est là fortune, elle est là-bas!

Ecoute bien tout’ ses promesses :

Que de grandeurs t que de richesses !

N’en tends- tu pas? {Bis.)

Là un Turc entre et parle bas à Tonton .

tonton, avec effroi. O mon Dieu !

Élox. Quoi doue? Qu’est-ce qu’il y a?

Qu’est -ce qu'il dit donc bas à ma femme, ce marabout-là ?

tonton, bas, à Louisette. Madame, ou conspire contre vons... Le comte de Klorac et la sultane Zaïda. . . Dans une heure la révolte doit éclater. Madame, le temps presse.

ÉTIENNE, regardant , A part. Qu’est-ce donc? Quel est cet homme?

louisette. Une heure!... Osmin , fais prendre les armes à tes soldats.

Elle lui parle bai eu montrant Etienne, qui affecte de ne rien voir.

Étienne. Que sc passe-t-il?

LOUISETTE. Rien! rien!

Dansons, etc.

Étienne, à part. Quel est cet homme?...

Oh! très-certainement, tout ce qui m’entoure est réel, bien réel, je ne suis pas fou, mais je suis dupe... Patience! Chacun son

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tour! ( Retournant près de Louisette, qui paraît vivement occupée. ) Eli bien ! Louiselte, ma chère Louisette, est-ce que tu n’achèves pas ta chanson?

louisette. Si fait, si fait, mais d’abord...

(Montrant une collation qui vient d'être apportée par Eloi et Tonton.) Venez, nos amis vont boire a nos fiançailles, au bonheur de notre ménage.

tonton. Oui, au bonheur d’Étienne et de Louisette.

Tous vont prendre leurs verres ; pendant ce temps signes d'intelligence entre Louisette et Tonton. Eloi verse le somnifère dans le verre destiné à Etienne.

louisette. Allons, allons, Étienne.

Étienne a regardé de ce côté et ru tout ce mouvement. Qu’ai-je vu?... Oh I j’aurai ma revanche». (Aux paysans qui approchent leurs verres pour trinquer avec lui.) Merci, merci, mes antis; à votre santé.

tonton. Au bonheur d’Etienne et de Louisette.

Étienne fait semblant de boire, et il jette derrière lui le contenu de son verre, puis il reprend avec vivacité. Allons, ma Louisette, le dernier couplet.

TOUS. Oni, oui, le dernier couplet.

louisette. Voilà ! voilà!

Vcux-lu partir? j'entends l'oracle A tous deux prédire un miracle;

Mais l’occasion qu’on n’ saisit pas S’enfuit bien vit’ devant vos pas.

Étienne , parlant . En vérité... c’est étrange... je ne sais ce que j’éprouve, mais .il me semble... Continue... continue, Louisette...

II se laisse tomber sur un siège , comme cédant malgré lui au sommeil.

LOUIskttb, continuant l'air à demi-voix.

La fortune est femme et volage ,

N' la fais pas attendr’ davantage.

N’cntemU-tu pas? (Bit.)

Elle te penche avec let autres personnages vers Etienne qui commence à s'endormir.

louisette, parlant. A merveille !

tonton. Il dort!

êloi. C’est fini, on peut lui chanter:

N’entends-lu pas? il ne peut plus rien entendre.

Étienne se levant comme à moitié endormi. Louisette!

louisette, cri étouffé, répété par Eloi et Tonton. Ah 1

Reprise det danses en refrain, qui se ralentissent

peu a peu, i mesure qu'Etietauc paraît s'endormir profondément.

CUOEUR.

Dansons , etc.

louisette. Maintenant , que tout ce paysage disparaisse pour lui, et ramenons-le pendant son sommeil au palais de Bagdad!

Étienne. Louisette.

REPRISE DU CIICEUR.

Dansons, etc.

Ils sortent tous par U fond. La tente retombe.

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