SCÈNE VII
ÉTIENNE, seul.
Enfin, je suis seul... Cette tente improvisée... (Regardant à l'extrême droite .) Là-bas, nn palais... (Se retournant vers le fond. ) Et de ce côté , ce tableau de mou pays, qu’on vient de cacher à mes yeux!... Ét Louisette! Louisette, reine de Bagdad... Allons, qnoi qu’ils en disent, je suis bien éveillé , mais il y a du merveilleux, du fantastique, de la féerie, dans mes aventures. Je me fais l'effet d'Aladin dans les Mille et une nuits.
Am : Restez, relies, troupe jolie.
Hais, une fée a ma Louisette A-t-elle donc, du haut des deux,
Un beau jour jeté sa baguette?
Non, vraiment, ce don mervcilloux, Lonisette, il était dans tés yeux.
Le ciel a voulu, chose étrange!
A quiconque porte un jupon Donner tout l'empire d'un ange El tout le pouvuir d’un démon.
Ah! vous avez voulu vous jouer de moi, Louisette ! Ma pauvre enfant, comme je vais vous le rendre ! comme je vais vous tourmenter à mon tour! Je suis... je suis furieux... c'est-à-dire, non, je suis le plus heureux des hommes, puisque je l’ai retrouvée, puisque, j'en suis sùr, elle m’aime encore. . . Mais, moi, j’ai à cœur de me venger, de lui rendre la pareille... Enfin... je veux... mille idées se croisent, sc confondent dans ma tête... Ah! j’entends du bruit... on vient! n'oublions pas que j’ai pris un somnifère, et que je dors très-profondément.
Il fait semblant de dormir.