‹ Le soleil de ma Bretagne dramevaudeville en trois actesChapitre 36 sur 39 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ETŒXNE, ZAIDA, FLOIUC.

florac. Les moments sont précieux, venez, Tenez, belle Zaîda !

Étienne, à part. Encore une voix de connaissance, à merveille.

florac. Tout semble favoriser nos projets; je me suis rendu maître des sentinelles qui gardent cette tente , et ce matelot (montrant Etienne qu'il croit endormi }, mon compatriote, et celui de Louisette, qu'elle aimait depuis son enfance, et à qui elle n’a pas cessé de penser un instant, même depuis qu’elle est reine...

Étienne, à part. Vraiment? merci, monsieur le comte, merci.

Élorac. II est désormais en notre pouvoir ; au besoin, si le sort trompait nos espérances, il nous servirait d’otage.

Étienne , à part. Je ne suis pas fâché de le savoir.

florac. Mais nous triompherons , j’en suis sûr, et d’abord... je retourne auprès de Louisette, je vais m’emparer de sa confiance, la tromper enfin, pour qu’elle ne soupçonne pas notre complot. . .Vous, cependant, Zaîda. . .

Étienne, d part. Zaîda! tiens, c’est un joli nom !

florac. Du haut de la grande mosquée, faites sonner la cloche qui appelle les croyants à la prière... C’est le signal qu’attendent les soldats, qui noms sont dévoués, pour prendre les armes, et venir demander l’abdication de la reine.

zaîda. C’est bien ! je ne l’oublierai pas.

Étienne, à part. Ni moi non plus.

Florac sort.

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