‹ Le soleil de ma Bretagne dramevaudeville en trois actesChapitre 6 sur 39 · REPRISE · texte numérisé non relu

REPRISE

C’est un jour, etc.

le BAILU. Ali I c’est ainsi... vous ne voulez pas m’écouter... eh bien! je ne vous dirai pas le superbe discours que j’avais improvisé pour la circonstance.

les pécheurs. Ah ! monsieur le bailli !

LE bailli. Prière inutile... (À pari.) Ça se trouve bien ; je n’en savais pas un moL .

tonton, entrant. Par ici, mousicur le recruteur, par ici !

tous. Le recruteur ! êlobac, tout le costume d'un sergent recruteur fl embrassant Tonton *. Merci, la belle enfant!

ÊLot. Encore!... c’est U septième fois

Étienne, le Bailli, Florac, Tonton, Éloi, Uuiiette.

qu’il l’etnbrasse ; ce n’est pas un recruteur, • . c’est un embrasseur.

le raim.i, regardant le Comte. Que voisje? est-il possible!

plorac , à part. Silence, bailli. ( Aux jeunes gens.) Eh bien ! les enfants, je viens chercher des braves... Trouvcrai-jc ici des marins pour sa majesté ?

louisette, à part. Mais, je ne me trompe pas... cette figure... C’est celle du comte de Florac.

florac. De la gloire, jeunes gens , de la gloire, et cinquante écus, voilà ce que je viens offrir aux défenseurs de la patrie.

louisette. Pourquoi ce déguisement ?

tonton. Ah !. monsieur le recruteur, j’en ai un de brave à vous proposer.

ÉLOI. Est - ce qu’elle voudrait se faire mousse ? ‘

FLOttAC. Où est-il, ce brave?

TONTON, montrant Eloi, et le poussant près de h lnrae. Le voici !

éloi. Moi!... je m’en défends.

Air : Je fuis la table ci la eba/MO»(les Cheville»).

J’ai peur de n’étre jamais brave,

Atiendu que j’eus toujours peur.

J’ai peur quand j’ descends â la cave,

Quand je monte au grenier i’ai peur.

•De toutes ces peut s j« m’honore;

Tout petit j’avais déjà peur ;

Et maintenant j’ai peur encore.

J’ai grand peur d’avoir toujours peur.

florac. Bah ! bah! on se forme à l’armée!

ÉLOI. Dites plutôt qu’on s’v déforme.

florac. Poltron!

louisette. Mais, inonsienr le bailli, le baptême.

florac, à part. C’est elle !

TOUS. Oui, oui, le baptême!

le bailli. Après avoir mûrement réfléchi... après avoir examiné les titres des con- , currenls, nous avons décidé que le parrain du baicau de Louisette serait.. .

florac. Moi.

TOUS. Le recruteur !

le raili.1 , s'inclinant. Eb quoi ! vous nous ferez cet...

florac. Taisez-vous! .

Étienne. Mais, monsieur le bailli...

le BAILLI. Silence!

louisette. Pauvre Etienne!

LE bailli. Quant à la marraine du bateau, les autorités du pays... ont fait choix...

florac, allant prendre la main de Louisette. Ont fait cltpix de la charmante Louisette. Étienne. Louisette !

LE RAIl.Lt. Ab !...

tonton» A-t-elle du bonheur !

* éloi. Ce n’est pas vous... c’est bien fait !

• louisette. Mais... je ne sais si je dois... florac. Vous ne pouvez vous en défendre.

i; MAGASIN

c'est le choix des autorités... n’est-ce pas bailli?

le railli. Certainement... certainement...

(.4 part. ) Ah ça, quel rôle me fait -on jouer... quel rôle joue-je?

Étienne, à part. Oh! c’est trop fort, et je ne souffrirai pas. (Passant au milieu.) Monsieur le bailli, Louisette est ma fiancée.. . en* l'absence de son père, je dois veiller sur elle... et je ne puis consentir...

le railli. Hein ! plaît-il ? qu’est ce à dire?

florac. Bailli, faites-nous justice des prétentions de cet homme.

Étienne, voulant s'emparer de Louisette.

Louisetle, au nom de votre père.. .

florac , repoussant Etienne. Arrière , camarade, arrière!

Étienne, voulant s'élancer sur Florac.

Misérable 1

le Railli, l'arrêtant. Au nom de la loi, pas un mot de plus; une rébellion devant moi, en ma présence!... que cela ne recommence plus, ou sinon... Que tout le monde se rende au bailliage ; nous allons y dresser le programme de la cérémonie, qui aura lieu dans une heure, et comme les autorités l'ont voulu.

Air : Adieu, de vous revoir (Bas-bleu).

Qu’on ne raisonne plus, •

Les discours seraient superflus.

Tout doit céder ici A l'autorité du bailli.

TOCS.

Qu'on ne raisonne plus, etc.

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