‹ Le soleil: Exposé des principales découvertes modernes sur la structure de cet astre, sonChapitre 15 sur 47 · IJ · texte numérisé non relu

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de G90 à 70»

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BOhem

KysaeQs

CarriDgton

Spoerer

Il V a entre tous ces résultats une discordance frappante. M. Carrington la remarqua, et c'est ce qui le détermina à faire une série continue d'observations d'après la méthode que nous avons indiquée.

Avant d'exposer les résultats auxquels il est parvenu, faisons remarquer qu'on ne constate aucune variation considérable dans la position de l'équateur solaire. Scheiner donnait comme position du nœud ascendant 69 ou 70 degrés, ce qui fait actuellement 72*^55', en tenant compte de la précession des équinoxes. Ce résultat concorde d'une manière suffisante avec celui de M. Carrington, vu le peu de précision des observations anciennes.

88 mMiÈRB PAftTn.

Le travail de M. Carrington, commencé en novembre i853, s'est continué jusqu'en mars 1861. Les données de l'observation ont été discutées par une analyse savante et minutieuse qui lui donnent une très-grande importance. Dans sa discussion, il prenait comme poiiit de départ la valeur présumée la plus exacte des éléments de rotation solaire, et il s'en servait pour calculer d'avance les différentes positions que devait occuper une même tache. Il déterminait ensuite les différences entre les positions calculées et les positions observées, et ces différences servaient à calculer les corrections destinées à rectifier les nombres primitivement adoptés. Les résultats ont été publiés à I^ondres en i8G3, dans un grand Ouvrage enrichi de belles gravures.

M. Spoerer, d'Anclam, a fait également une longue série d'observations, qu'il continue encore, et il est arrivé de son côté à des conclusions semblables à celles de M . Carrington .

Nous avons aussi discuté un certain nombre de nos propres observations ; notre série, commencée en i SSg, peut faire suite à celle de M. Carrington, et nous la continuons encore.

Enfin, on a les photographies deKew, qu'on pourra employer avantageusement. Mais toutes ces observations n'ayant pas encore été discutées, nous citerons seulement les résultats de MM. Carrington et Spoerer.

I^ première loi signalée par ces observateurs est la confirmation d'un fait déjà remarqué par les anciens, c'est que «les taches sont très-rares au delà de 3o degrés de latitude héliocentrique ». Au mois de juin 1846, M. Peters observa à Naples une tache ayant pour coor-

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données 1 34^ ^o' de longitude et 5o degrés de latitude nord. Cette tache est la plus éloignée de 1 equateur qu'on ait jamais observée. Elle possédait un mouvement propre très-prononcé, mais en sens inverse de la rotation solaire; dans ce mouvement elle parcourait chaque jour — 64 minutes en longitude et -»- 1 1 minutes en latitude. On a remarqué aussi que les taches sont rares sur Téquateur, et qu'elles se montrent en plus grande quantité dans deux zones situées symétriquement, au nord et au sud, entre le lo* et le 3o* degré de latitude.

Ija. seconde loi est plus importante : « La rotation solaire n'a pas la même durée sur tous les parallèles » : la vitesse est plus grande à r equateur qu* au pôle ^ et par conséquent, c'est sur Téquateur que l'arc parcouru en un jour devient maximum. On a cherché à exprimer d'une manière empirique cette rotation diurne. Nous donnons trois formules qui sont dues, la première à M. Carrington, la seconde à M. Faye, la troisième à M. Spoerer. (^représente la rotation diurne et Xla latitude) :

$ = i4»25' — 16'sin^i.

$ = i6»,8475 — 3«,38i2(sinX-+-4i«i3').

Il est donc certain que la vitesse angulaire de rotation n'est pas la même sur tous les parallèles. Nous ne connaissons pas la vitesse de rotation près des pôles, et c'est seulement par analogie que nous pouvons généraliser la loi. Au delà du 5o* parallèle, on n'a jamais observé de taches, et par conséquent on ne

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peut pas étudier la manière dont s'exécute la rotation de ces points ; le seul phénomène qui puisse servir de base à cette étude serait celui des facules ; mais elles sont si variables dans leurs formes, qu'on ne peut y avoir aucune confiance.

Pour donner une idée de la manière dont varie la vitesse de rotation suivant les latitudes, nous reproduirons le tableau suivant extrait de l'Ouvrage de M. Carrington, en y ajoutant une dernière colonne extraite du même Ouvrage pour les mouvements en latitude.

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