‹ Le soleil: Exposé des principales découvertes modernes sur la structure de cet astre, sonChapitre 16 sur 47 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

LATITCDR

ROTATIO!< DICRNE

d'après le nombre

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des Ucbet.

en arc.

des obfêr va lions.

en latltade.

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Equateur.

La deuxième colonne montre la manière dont varie la rotation. Ijn troisième contient une évaluation numérique de l'importance que l'on peut attacher aux

résultats, vu le nombre des taches qui ont servi à les calculer; c'est ce que nous exprimons par le mot poids. Cette colonne met en évidence les zones où se produisent les maxima des taches. Si Ton pouvait s'appuyer sur un nombre aussi limité d'années, on pourrait dire qu'il y a quatre zones de maxima correspondant aux latitudes :

auxquels les maxima observés sont

On peut aisément remarquer que ces positions correspondent à peu près à celles où les mouvements en latitude changent de signe. Cette coïncidence est importante, car elle semble indiquer une relation entre les mouvements en latitude et les arcs qui servent de li- • mites aux différentes zones où se produisent les taches.

En troisième lieu, les latitudes des taches sont également variables, mais la loi n'est pas aussi simple que pour les longitudes. La dernière colonne du tableau précédent, extraite d'un tableau plus détaillé de M. Carrington, montre que la loi est un peu confuse, le nombre des observations étant sans doute insuffisant. Cependant ce tableau, quelque imparfait qu'il soit, nous permet de faire les remarques suivantes.

I® De 5 à 20 degrés N., et de lo à i5 degrés S., le mouvement est négatif, c'est-à-dire dirigé vers l'équateur;

2® De 20 à 35 degrés N. , et de 1 5 à 3o degrés S. , le mouvement est dirigé vers les pôles : pour les points plus éloignés, il est impossible d'établir une loi; les

9^ PMIMIÈBI PAftTII,

taches sont trop peu nombreuses et les résultats trop discordants pour qu'on puisse en tirer aucune conclusion;

3^ Les changements de signe les plus prononcés correspondent à des points voisins de ceux où le nombre des taches passe par un maximum ou par un mini-

mum;

4® En comparant les mouvements en longitude et en latitude, on voit que Téquateur solaire ne divise pas les zones des taches et leurs trajectoires en deux parties égales; la ligne mitoyenne parait coïncider avec le parallèle de 5 degrés N. : ce fait est important, et nous le rappellerons dans le paragraphe suivant, lorsque nous reconnaîtrons que Téquateur thermique ne coïncide pas non plus avec Téquateur géométrique.

Les lois que nous venons d'exposer résultent de la discussion des moyennes; mais dans les cas particuliers, il y a de très-grandes divergences. Pour les reconnaître, il suffit de faire une série assez longue de mesures, et de calculer les longitudes jour par jour. Pendant Tannée i866, nous avons voulu examiner sérieusement cette question, et nous avons discuté les trajectoires de toutes les taches qui ont paru depuis le i**" janvier jusqu'à la fin de juillet. D'autres occupations nous ont empêché de poursuivre ce travail plus longtemps; mais voici les conclusions auxquelles nous sommes arrivé :

Les éléments déterminés par M. Carrington , comparés avec nos observations, laissent à désirer; ils donnent des différences systématiques qui doivent provenir de leur inexactitude. M. Spoerer a combiné nos observations avec les siennes, et elles lui ont

STROCTDftB DU SOLBIL. 93

donné des résultats que nous inscrivons ci-dessous en regard des éléments donnés par M. Carrington; tous les nombres sont ramenés à la même époque, 1869 :

CARRIÏIGTOa.

SPOBAEl.

Nœud

iDclioaisoD

Rotation dhinM

Durée de U rotation . . .

Ces deux séries de résultats doivent être regardées comme préférables à toutes celles qu'on a données jusqu'à présent. Leur différence est assez sensible, mais elle ne doit pas être attribuée à des défauts dans les observations. Lorsqu'on les emploie à calculer la position des taches, on trouve toute une série de taches qui diffèrent des positions théoriques par excès, tandis que d'autres en diffèrent par défaut ; on en doit conclure que nous sommes en présence de mouvements réels. Mais, pour démêler ceux-ci, il faudra un travail très-long et très-soutenu.

En examinant un grand nombre de taches calculées avec la plus grande rigueur, nous sommes arrivé aux conclusions suivantes, qui se trouvent également vérifiées dans la grande série de M. Carrington^ ainsi que nous l'avons reconnu depuis :

I® Toutes les fois qu'une tache se divise, ou qu'elle subit un changement considérable dans sa forme, on observe toujours un mouvement brusque, une espèce de saut qui se fait invariablement vers la partie antérieure,c'est-à-dire dans le sens où croissent les longitudes.

^4 PRBmÈRB PAftTIB.

n^ Les grandes taches, même lorsqu'elles ont ime longue durée, ne sont pas exemptes de ces mouvements brusques, et on remarque de temps en temps des recrudescences d'activité dans la force ou dans le mouvement qui les produit. (Exemple: tache du i4 au 26 mars, du 12 au 23 a\Til, du i**" au 12 juin, du 28 juin au 9 juillet.)

3" Les taches rondes cratériformes montrent ime stabilité plus grande que les taches dont les bords sont déchiquetés, les noyaux multiples et irréguliers; elles font souvent plusieurs rotations.

4*^ Les taches petites et superficielles ont des mouvements très-irréguliers. Il en est de même des grandes taches, soit à Tépoque de leur formation, soit au moment où elles sont sur le point de disparaître.

5® Toutes les fois qu'une tache change de forme, ou qu'il s'en produit une autre dans son voisinage, on remarque une perturbation ou un déplacement.

6*^ Les grandes taches, après s'être dissoutes, reparaissent souvent à une petite distance de leur position primitive, mais toujours vers la partie antérieure. Ainsi, la tache n^ 43, après avoir disparu, se reproduisit une trentaine de degrés plus loin, sous la même latitude.

Pour donner au lecteur une idée de ces mouvements, nous apporterons ici quelques exemples de taches qui ont duré plusieurs rotations, et qui ont été calculées sur des mesures micrométriques faites au grand équatorial du Collège Romain, d'après le système de formules de M. Carrington.

Ces phénomènes montrent qu'il est impossible de ne pas reconnaître aux taches des mouvements propres de transport sur la surface du Soleil.

STRUCTURB DU SOLEIL.

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