‹ Le soleil: Exposé des principales découvertes modernes sur la structure de cet astre, sonChapitre 37 sur 47 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

toute sa force magnétique aux minerais d'aimant, mais à un autre principe encore peu connu, il en peut être de même du Soleil. Il n'y a là rien qui doive nous surprendre, car nous savons que tout corps entouré de courants électriques peut agir comme un aimant.

Les Anglais ont particulièrement contribué pendant les dernières années, à mettre en évidence les lois qui régissent les mystérieux phénomènes du magnétisme terrestre. Ils ont érigé de nombreux observatoires magnétiques dans les deux hémisphères, et les travaux qu'ils ont exécutés ont conduit aux conclusions suivantes :

I® Lorsqu'un barreau aimanté est librement suspendu, sa position par rapport à la Terre n'est pas absolument fixe; elle varie continuellement, et ces variations présentent une période diurne et une période annuelle. Considérons, dans la boussole de déclinaison, l'extrémité qui est dirigée vers le Soleil, c'est-à-dire le pôle sud dans notre hémisphère, et le pôle nord dans l'autre. Cette extrémité semble fuir le Soleil à partir du moment où il se lève, et le mouvement cesse une heure et^ demie après que cet astre a passé par le méridien magnétique ; à partir de cet instant, l'aiguille revient en arrière jusqu'au coucher du Soleil. Pendant la nuit ce mouvement se répète, mais son amplitude est beaucoup moins grande.

2** On reconnaît encore dans le mouvement de l'aiguille aimantée une période annuelle. L'oscillation diurne de la boussole de déclinaison résulte de deux éléments, l'un constant, l'autre dépendant de la déclinaison du Soleil. Ces deux mouvements s'ajoutent ou

se retranchent suivant que le Soleil est dans le même hémisphère que l'aiguille ou dans Thémisphère opposé.

3** La force horizontale, que Ton mesure à l'aide d'un barreau disposé perpendiculairement au méridien magnétique, est sujette à des oscillations pareilles, mais les maxima et les minima se trouvent à trois heures de distance de ceux d^ la déclinaison.

4** Il y a un maximum et un minimum annuels, indépendants de l'hémisphère où se trouve le Soleil, mais dépendant de sa position, apogée ou périgée.

5® Outre les variations régulières et normales, les barreaux aimantés sont sujets à des variations extraordinaires qui dépendent des aurores boréales et des bourrasques électriques de notre atmosphère.

6° Enfin l'amplitude de l'oscillation diurne est trèsvariable, et, dans une période de dix ans environ, elle peut prendre des valeurs doubles l'une de l'autre. Mais la circonstance la plus extraordinaire, c'est que les maxima et les minima coïncident avec les aurores boréales, et avec les maxima et les minima des taches visibles sur le Soleil. La même variation dans les oscillations périodiques se retrouve encore à l'époque des perturbations extraordinaires auxquelles on donne le nom d'orages magnétigues.

Comme cette dernière relation est très-importante, nous devons la mettre en évidence, en rapportant un extrait du tableau comparatif de ces phénomènes. Nous le tirons des travaux de MM. Wolf et Fritz, déjà mentionnés ailleurs.

MDXltHB PAITIB.

MAXIMA DES TACHB8.

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