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III

sut l’étude de la couronne, et nous nous bornerons ici à l'étude de l'atmosphère solaire proprement dite, où chromosphère, que l’on voit tout autour de la Lune comme un anneau rosé, beaucoup plus lumineux que Ja couronne, d’une épaisseur apparente de 10 à 15 secondes, correspondant à une hauteur de 7.000 à 10.000 kilomètres. Au-dessus de cet anneau s'élèvent par endroits (planche V) de grandes flammes roses, qu'on appelle les protubérances, que nous étudierons ‘en détail au chapitre VII. Signalons seulement ici que leur hauteur apparente peut atteindre 10 à 20 minutes, correspondant à une élévation au-dessus

de la photosphère de 400.000 à 900.000 kilomètres.

Le spectre de la chromosphère. — Tes protubérances furent déjà observées au cours du xvirr® siècle, mais sans qu'on pût décider alors s’il fallait les attribuer au Soleil, à la Lune, ou à des illusions d'optique.

à. Elles furent photographiées pour la première fois

par Secchi et par Warren de la Rue à l’éclipse de 1860, et les deux séries de photographies prises par ces astronomes en deux stations. différentes permirent de reconnaître leur nature réelle.

Le spectre des protubérances est un spectre de raies brillantes ; il a été observé pour la première fois par Janssen à l’éclipse de 1868, en plaçant la fente du spectroscope tangentiellement au bord de l'image solaire : il observa ainsi quelques raies de l'hydrogène et la raie jaune D, de l’hélium. Ces raies lui parurent tellement brillantes qu’il pensa qu'il était possible de les observer même sans éclipse, et c’est ce qu'il vérifia effectivement les jours suivants : si, ayant formé une image solaire, on place la fente du spectroscope tangentiellement à cette image, de façon qu’elle ne reçoive que l’image de la chromosphère,

on aperçoit un spectre de raies brillantes. Le spec-

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