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SPECTRE DE LA CHROMOSPHÈRE irrégularités du bord lunaire (montagnes et plateaux), qui produisent par exemple la dissymétrie des eroissants très visible sur la Planche IV, ou des protubérances solaires, que l’on voit sur cette même Planche aux extrémités des croissants donnés par les raies H et K,
Les mesures de Mitchell sur les clichés de 1905 ont donné des niveaux de production de l’ordre de 500 km pour les raies des éléments lourds ; ces niveaux peuvent atteindre 2.000 et 6.000 kilomètres pour
certaines raies du fer et du titane ; l’hélium s'élève
jusqu’à 8.000 kilomètres, la raie Hz de l'hydrogène jusqu’à 10.000 ; enfin-les raies les plus hautes sont les raies H et K du calcium ionisé, qui se produisent jusqu’à 14.000 km.
Le niveau de production n’est pas le même pour les différentes raies d’un même élément : c’est ainsi que la raie À — 4227 À du calcium neutre ne s'élève qu'à 5.000 kilomètres. De façon générale, les raies d'éhincelle correspondent à des niveaux plus élevés que les yaies d'arc, ce qui est en accord avec ce que nous avons dit tout à l'heure de l'augmentation de l’ionisation à mesure qu’on s'élève dans l’atmosphère solaire. D'autre part, Le niveau est en général d'autant plus élevé que la raie noire de Fraunhofer correspondante est plus intense : la production d’une raie de Fraunhofer. est due à l'absorption d’une portion étroite du spectre de la photosphère, et à son remplacement par la Jumière émise par la vapeur absorbante ; on conçoit que, si la vapeur est près de la photosphère et se trouve à peu près à la même température, la lumière qu'elle émet est presque aussi intense que celle qu'émet la photosphère, et que la raie doit paraître peu intense par suite du manque de contraste.
Nous donnerons, comme exemple des différences de hauteur entre les raies d’un même élément, le tableau
RU Do ot + à vant dressé
chell pour les raies du titane
par Mit
uteur moyenne des raies de chaque groupe :
ntensités A ARE 1 à 2 3 à 5 6 à 10 Sjr0 aies d’étincelle ...... 484 639 4350 6333 km
s mesures de Mitchell doivent sans doute entraîner une révision de ces nombres : d’après St John (1920), les raies d’un multiplet, de la plus faible à la plus forte, se produisent toutes au même niveau, et une
qu'elle appartient à un multiplet dont une des raies est très intense.
Les nombres que nous avons donnés jusqu'ici sont les nombres de Mitchell ; signalons que, d’après les | mesures faites par la même méthode par Paddock à l'éclipse de 1027, la hauteur de l'ion Ca+ (raies Het K) rait seulement 9400 km; d’après des mesures aites par Merfield en 1926 en enregistrant la durée du spectre-éclair, c’est-à-dire le temps que met la Lune à passer devant la chromosphère, cette même
hauteur ne serait que 8000 km.