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FAR

Pi Hauteur de la chromosphère en dehors des éclipses. — Nous étudierons plus tard la forme d’une raie large, telle que la raie K, sur le disque solaire ; signalons dès maintenant que, lorsque l’on place la fente d’un Spectrographe suivant un diamètre solaire, cette raie

ja

correspond à l’image du bord solaire sur la fente : le prolongement présente l'aspect d’un fer de lance

paraît lumineuse par contraste avec le fond noir qui

6 les répartissant en 4 groupes suivantla valeur de l'intensité donnée par Rowland, et en calculant la

Les progrès accomplis par la Spectroscopie depuis ;

emble dépasser la limite du spectre continu qui x

(Planche IV, fig. 3 ; cf fig. 22, page 142), dontla pointe

entoure. La mesure de la hauteur du fer de lance

SAS MATE 00... 366 362 550 2140 km

La

ra

SPECTRE DE LA CHROMOSPHÈRE

fournit la valeur de la hauteur de la chromosphère correspondant à cette raie : des séries de mesures faites par Abetti à Arcetri depuis 1923 sur la raie K ont donné des hauteurs apparentes de la couche de calcium ionisé allant de 9”,4 à 10”, soit des hauteurs vraies de l’ordre de 7.000 kilomètres. Ces mesures semblent d’ailleurs indiquer des différences de l’ordre de quelques dixièmes de seconde entre les zones

polaires et équatoriales et des variations du même

ordre d’une année de l’autre : mais les observations ne portent pas encore sur un temps suffisamment long pour qu’on puisse dire si ces différences sont réelles et si ces variations sont systématiques.

Nous verrons plus tard (chapitre VII) comment le spectrohéliographe permet d’obtenir une image du Soleil fournie uniquement par la lumière monochromatique qui correspond au centre d’une raie de Fraunhofer et à la raie chromosphérique qui la prolonge. Le diamètre d’une telle image est le diamètre de la partie de la chromosphère qui produit la raie étudiée ; si l’on fait le même jour avec le même spectrohéliographe une seconde image monochromatique du Soleil en employant une portion étroite du spectre continu très voisine de la raie étudiée, on obtient le diamètre de la photosphère. La mesure différentielle des

diamètres de deux telles images a permis à d'Azambuja

de déterminer en 1920 à Meudon le niveau de pro-

duction d’un certain nombre de raies ; voici quelques-

uns de ses résultats, comparés à ceux de Mitchell :

LENS K3 (Ca+) 4227 (Ca) D (Na) 4202 (Fe) d’Azambuja ..... 5200 1600 1000 700 PANTCHEN Se 14000 5000 1000 600 km

On remarquera, d’après les nombres que nous avons donnés, que tous les observateurs trouvent pour les raies de niveaux élevés des nombres très inférieurs à ceux de Mitchell : il est d’ailleurs impossible de dire

si c’est la méthode de Mitchell qui donne des résultats systématiquement trop forts, ou si c’est la chromosphère de 1905 qui était exceptionnellement haute, Quoiqu'il en soit, il n’y a aucune raison de ne pas admettre les résultats de Mitchell pour les raies basses (au-dessous de 1000 km), et ses mesures forment un ensemble cohérent auquel aucun autre ne peut être comparé en importance, au point de vue en particulier du nombre de raies mesurées : aussi conserverons-nous dans la suite de notre étude les valeurs de Mitchell comme une échelle provisoire à laquelle il est commode de rapporter les divers phénomènes,

L'effet Evershed. — L'effet Evershed est un phénomène découvert par Evershed à Kodaïkanal en 1909 en observant le spectre de la pénombre des taches solaires lorsqu'elles se trouvent près du bord du Soleil, c’est-à-dire lorsque l’axe de la tache, normal à 1a surface solaire, est aussi à peu près normal à la direction d'observation. En donnant alors à la fente du spectrographe les deux positions qu'indique la figure 21, on observe des

de déplacements des raies de Fraunhofer, indiquant que les gaz qui les produisent sont anvmés de mouvements suivant la direction d'observation, horizontaux par Frc, 21 apport au Soleil. Les raies de l'hydrogène

et du calcium ionisé sont déplacées vers le violet en a, vers le rouge en b, le déplacement des raies H et K lorsqu'on passe d’un spectre à l’autre étant de l’ordre d’un dixième d’angstrôm : les mouvements de ces gaz sont dirigés vers le centre de la tache, et la vitesse des vapeurs de calcium est de 3,8 kilomètres par seconde. Les raies métalliques donnent au contraire en général des déplacements de

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