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l'atmosphère solaire est aussi l’une des conclusions auxquelles est arrivé Unsôld dans des recherches sur la forme des raies chromosphériques effectuées à Îa tour Einstein de Potsdam et à la tour de 50 mètres du Mont Wilson. La répartition des intensités dans une raie chromosphérique telle que les raies H et K a la forme que représente la figure 22; comme nous l'avons dit en signalant à la page 115 le phénomène du double renverse-
respond l’existence d’un minimum central, cette forme est due à l'élargissement de la raie par absorption dans la traversée d’une atmosphère épaisse. Unsüld a mesuré la distance / des deux maxima d'émission et le rapport I,/1, de leur intensité à l'intensité centrale ; il a d’autre part développé une théorie qui permet de calculer à partir de ces données le nombre N d’atomes actifs par centimètre carré et la largeur /, de la raie émise par une couche infiniment mince. Il a ainsi trouvé (1920) une valeur N qui correspond à une pression partielle des ions Cat de 10:15 atmosphère, valeur dont l'accord avec la valeur de Milne peut être considéré comme satisfaisant. La valeur de /, ne doit théoriquement dépendre que de la vitesse moyenne des ions Ca+, vitesse qui, dans l'agitation thermique correspondant à la température du Soleil, doit être 1,7 km/sec : or la valeur trouvée par Unsôld correspond à une vitesse moyenne d'environ 15 km/sec, et il tire de ses mesures la conclusion que la chromosphère est le siège de mouvements désordonnés dont la vitesse moyenne est de l'ordre de 15 kmlsec.
ment auquel cor-
SPECTRE DE LA CHROMOSPHÈRE
Conclusions. — On voit que, si nous connaissons
approximativement aujourd’hui les niveaux de pro-
duction des différentes raies, si nous savons à peu près comment les différences entre ces niveaux sont réglées par les valeurs des potentiels d’ionisation et d’excitation, et comment elles permettent d'interpréter les différences observées dans l'intensité des raies, dans ja rotation solaire, dans le spectre de la pénombre des taches et dans le déplacement vers Île rouge, nous sommes loin de connaître les conditions d'équilibre et
le régime de mouvement de la chromosphère. On sait
seulement que les facteurs qui y agissent sont très différents de ceux qui sont prépondérants dans la couche renversante ; sans bien entendu qu’il y ait de discontinuité entre ces deux régions de l’atmosphère solaire, elles se distinguent en ce que le rôle de la gravitation, prépondérant dans la couche renversante, devient négligeable dans la chromosphère devant celui de la pression de radiation sélective, de sorte que les mouvements des atomes et des ions dans la chro-
mosphère ne sont plus du tout ceux qui correspondent |
à l’équilibre thermique.
Une théorie plus complète ne pourra évidemment être édifiée qu'après un accroissement de nos connaissances expérimentales ; l'étude photométrique du
spectre de la chromosphère est à peine commencée, et
des progrès importants seraient certainement réalisés si une augmentation du pouvoir de résolution des
spectrographes permettait d'étendre à un plus grand nombre de raies chromosphériques les mesures micro-. photométriques de répartition de l'intensité. De même, |
il est nécessaire d'accroître nos connaissances sur les
mouvements, généraux et locaux, de l'atmosphère
solaire, par le développement de leur étude au spectrohélioscope où au spectro-enregistreur des vitesses (chapitre VII), et des résultats intéressants seront
NEA
Se ‘aut es que les raies employées hab bi jusqu'ici, extension qui dépend encor
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