CHAPITRE VI
LES TACHES DU SOLEIL
Résultats de l'observation directe
Formation et vie des taches. — Nous avons déjà rit, à la page 62, l'aspect général des taches du Doleil ; on reconnaît sur la Planche I et surtout sur lanche II l'ombre, qui forme le centre de la tache, a ANGES qui l'entoure ; on voit en particulier
lents, dont l'aspect évoque d’ailleurs quelquefois ui d’une spirale..Il importe de remarquer que
que solaire ; c’est en réalité une région encore très pe plus lumineuse que le cratère de l'arc
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ment noir, tel que le bord de la Lune au cours d’une pse, ou le disque de Mercure ou de Vénus lors d’un sage d’une de ces planètes devant le Soleil.
Nous avons également dit que les taches solaires a des objets de durée très variable, cette durée
ouver en } contact apparent avec un objet complè-
> plusieurs mois : on a observé en I840-4I une | persisté 18 mois. Quelques-uns des aspects
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LE SOLEIL successifs de la formation d’une tache ont maintes fois été saisis par la photographie, et des descriptions complètes en ont souvent été données d’après des observations visuelles, plus continues que l'observation
photographique. On observe d’abord une agitation de la surface, accompagnée de la formation de facules ou
d’éruptions enregistrées par le spectrohéliographe ; en
certains points, les grains de riz de la granulation semblent s’écarter, laissant entre eux des taches noires de petites dimensions, qu'on appelle des pores ; la
surface paraît formée de plaques grises, comme si elle.
était constituée par une masse sombre recouverte
d'un voile, et enfin ce voile semble se déchirer pour:
laisser apercevoir une tache ou un groupe de taches,
dont la surface va en croissant pendant plusieurs jours.
Au cours de leur vie, les taches se déplacent à la surface du Soleil, et ce mouvement propre se combine à la rotation du Soleil. pour donner le mouvement
apparent que nous observons. D’après des statistiques, établies à Greenwich sur les taches de longue vie, la.
latitude héliographique de la tache varie peu, mais
il existe un mouvement propre en longitude très.
appréciable : on est conduit à distinguer dans chaque, groupe deux taches principales, 1a ligne qui les joint étant à peu près parallèle à l'équateur solaire, et l’on observe que la tache Ouest se déplace assez rapidement vers l'Ouest pendant les 10 ou 20 premiers jours de son existence (1° par jour au début), puis rétrograde lentement vers l'Est (0°,06 par jour) ; la tache Est montre des mouvements dirigés en sens inverses, mais moins rapides. Il semble en somme qu’au moment de leur formation les deux taches sont soumises à des forces qui tendent à les écarter violemment l’une de l’autre, et que le mouvement ainsi provoqué s’amortit, comme tous les mouvements qui se produisent dans des milieux visqueux. |
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LES TACHES DU SOLEIL
A la fin de son existence, un groupé de taches se # réduit généralement à sa tache Ouest, la tache Est. s'étant segmentée en petites taches qui ont elles-
mêmes disparu ; la tache Ouest ne se divise généralement pas, mais diminue progressivement de dimensions. La photosphère semble envahir la pénombre, des ponts de lumière s’établissent au-dessus de l'ombre et il semble finalement, suivant l'expression de Secchi, que la matière lumineuse s'écroule dans l'ombre. Il ne reste plus alors à la place de la tache que quelques pores, accompagnés de facules ; l’agitation de la surface continue quelque temps, et il
arrive souvent qu'une nouvelle tache se forme au
même endroit.
Périodicité et répartition des taches. — Ta périodicité des taches solaires a été découverte par Schwabe en 1843, et étudiée surtout par Wolf et son successeur Wolfer à Zurich. L'importance des taches solaires peut être évaluée par le nombre relatif de Wolf, combinaison assez arbitraire du nombre de groupes et du nombre de taches isolées observées, ou mieux par la mesure de la surface qu’elles recouvrent ; lorsqu'on construit les courbes représentant la variation de la
moyenne mensuelle des estimations journalières faites
par l’un ou l’autre procédé, on obtient des courbes assez régulières, telles que celles qui sont reproduites sur la figure 5 (page 31) ou sur la figure 42 (page 218). Ces courbes présentent des maxima très nets, séparés par des minima très profonds ; le dernier minimum a été observé en 1923 et le dernier maximum en 1929.
Les nombres correspondant aux divers maxima sont
très irréguliers, et l'intervalle de deux maxima consécutifs a varié, depuis 1749 jusqu’à nos jours, entre les valeurs extrêmes 7,3 et 17,1 ans, la moyenne étant de II,5 ans.
5 ans : ce cycle undécennal est extrêmement ortant, car il se retrouve dans toutes les mauistations de l’activité solaire, qu’il s'agisse du nombre des facules et des protubérances, ou de l'étendue de la ouronne, ou qu'il s'agisse de phénomènes terrestres és à à cette activité (Chapitre IX), comme le magné-
obable que les phénomènes sont compliqués par la perposition à la période principale de 11,5 ans d’autres périodes, plus courtes ou plus longues, liquant les irrégularités observées. La recherche e ces périodes par l’analyse harmonique n’a jamais Lu de résultats bien concluants : il semble pourtant que deux cycles de 11 ans consécutifs présentent des Cd férences systématiques, suggérant l’idée qu'ils d loivent représenter les deux moitiés du cycle réel, qui serait donc de 23 ans (cf. page 162). Signalons encore que roissance de l’activité est toujours plus rapide que décroissance : sur les 171 ans du cycle, 4,6 seulement à rrespondent — en moyenne — à Îa croissance, et à la décroissance (fig. 42, page re
phère ue entre 100 et 300 de latitude a :
les sont rares à l’équateur, et l’on n’en observe
atitudes élevées ne s’observent d’ailleurs qu’au d but-d’un cycle, immédiatement après un minimum ;
quateur, et les dernières taches d’un cycle finissant à peine disparu vers l'équateur que les taches du
tte loi de variation de la répartition des taches,
Il n’est donc pas douteux que l'importance , des aches subit des variations périodiques, de période
taches descendent ensuite progressivement vers :
e loi de Spürer, est bien mise en évidence par le
Ai :
ÿE diagramme de Moer que ie la figure
VA représentée par un trait, dont l’abscisse donne
y pe 1} 1 LES o chacune des taches observées de 1886 à 1903
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