‹ Le soliloque enflammé de Gerlac PetersChapitre 10 sur 161 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

Avec quels grands sentiments de dévotion il convient que nous assistions à l'office divin et principalement au saint sacrifice de la messe.

Nous savons avec quel amour, avec quelle sainte passion Notre-Seigneur Jésus-Christ voulut s'incarner pour nous et vivre au milieu de nous sur cette triste terre de notre pèlerinage, et

s'y montrer comme le moindre et le plus pauvre de tous, vivant dans l'indigence, dans les larme*, dans les soupirs et les travaux tous les jours de sa vie, exposé aux persécutions, supportant dans celte humble condition où il s'était mis des adversaires pleins d'orgueil et de malice, se livrant tout entier pour nous, corps et âme. Nous savons enfin, avec quel incompréhensible excès d'amour il s'est ofTert sur la croix au Père éternel, comme une hostie vivante, sainte et immaculée, afin d'avoir la joie de reporter sur ses épaules la brebis perdue.

C'est avec le même amour qu'il s'offre encore chaque jour, et sans cesse, principalement sur l'autel. Et bien que l'oblation extérieure qu'il fit autrefois de lui-même ne se soit faite qu'une fois, cependant à tout moment, dans le Père, par le Fils, avec le Saint-Esprit, elle se renouvelle incessamment d'une manière aussi réelle que si elle s'accomplissait devant nous.

Ainsi devrions-nous recevoir tous les jours ces augustes mystères, avec une dévotion aussi fervente et aussi nouvelle que si Jésus-Christ offrait sous nos yeux et en ce moment même le sacrifice qu'il a fait autrefois à son Père pour notre salut.

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