‹ Le soliloque enflammé de Gerlac PetersChapitre 134 sur 161 · LA SOLITUDE · texte numérisé non relu

LA SOLITUDE

Jadis, de saints ermites ont parcouru les déserts, errant dans la solitude et les montagnes, dans le cavernes et les antres de la terre, afin de pouvoir servir Dieu continuellement; parfois, ils furent quarante ans sans voir un seul être humain. Cela aussi doit nous faire aimer la solitude.

4. Une preuve de vraie solitude, c'est d'avoir à charge la société des hommes, et de s'en séparer chaque fois qu'on le peut. « Voici, je me suis enfui bien loin, et j'ai fait ma demeure dans la solitude » (Ps. 54, v. 8). Ainsi, ce fut un supplice pour Marie- Madeleine que de voir les hommes, depuis qu'elle ne pouvait plus voir Jésus; et même, de voir les Anges lui fut pénible. Ils voulaient la consoler de ce que le Seigneur était sorti du sépulcre , mais elle de dire : « C'est le Créateur que je cherche, voilà pourquoi il m'est pénible de voir la créature. » Et par amour pour Jésus-Christ, elle s'enfuit dans le désert; pendant trente ans, elle s'abstint de manger et de boire. Les Anges, à chacune des heures assignées à la prière, la soulevaient dans les airs, et c'est dans sa prière qu'elle prenait la nourriture de son âme et de son corps.

5. Il prouve que sa solitude n'est pas véritable, celui qui se tient devant Dieu, de corps seulement,

voies élevées, il lui donne la pleine assurance que les grâces qu'elle reçoit viennent bien de lui, et qu'elle n'est pas le jouet de sa propre imagination ou de Satan. Ces grâces sont « difficiles » à mériter.

pendant que son âme, tiraillée en tous sens, s'occupe à quantité d'affaires.

A eux deux, le silence et la solitude peuvent élever (l'âme), jusqu'à la contemplation. «L'homme, dit Jérémie, s'assiéra seul, en silence, parce qu'il s'est élevé au-dessus de lui-même » (Lamentations, cb. 3, v. 28).

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