I. PS. LXI, IO
cherche un confident, que celui-là en cherche un autre et qu'un troisième les imite : pour moi, tout au Seigneur, je m'abandonnerai à lui de tout cœur, et rien des choses et des événements <le ce monde ne pourra m'émouvoir., car je n'aurai qu'un désir, celui d'être tout à Dieu, parce que je sais que Lui-même alors se fait mon pourvoyeur; Lui-même prend soin de moi1; il me commande de ne rechercher que Lui, et de ne pas m'inquiéter de ce dont il se charge Luimême, de tous ces événements qui surviennent; mais d'écouter ce qu'il me dit au dedans de moi, Lui, le souverain Bien.
Et que me dit-il? « Efforce-toi, autant que tu le pourras, d'être bien avec moi et de marcher en ma présence, en tout temps, en tout lieu, et pour toutes choses ; et ne te préoccupe pas de plaire ou de déplaire aux autres; leur approbation ou leur désapprobation ne te rendrait ni plus riche ni plus pauvre. Si tu demeures en moi, tu pourras te passer de tout ce qui m'est étranger, sans aucun détriment pour toi-même, et lu ne manqueras de rien. Ne sais-tu pas qu'il n'y a de rapport à établir qu'entre le semhlable et le semblable, l'égal et l'égal? Ne sais-lu pas que la gloire véritable n'a rien à voir avec la vaine gloire? La vertu domine tout, elle n'a pas besoin de l'approbation et du témoignage de
i. I Petr., v, 7.
ce qui lui est inférieur : tels sont ceux qui par leur amour ardent ne font plus qu'un avec la vertu.