LA CONCORDE
cb. 20, v. 2jj). En tout cela, Jésus les mettait d'accord.
4. Un signe de la concorde véritable avec Dieu, c'est le témoignage de la conscience qu'on n'est pas engagé dans des péchés graves. « Je ne me sens coupable de rien », disait saint Paul (/re aux Cor., cb. 4, p. 4). Et Job : « Ma conscience ne me reproche rien en ma vie » (cb. 2j, v. 6). Un autre signe, c'est le désir ardent de progresser pendant toute sa vie, en tous biens, d'après les dispositions de Dieu.
Vous avez la preuve d'une vraie concorde avec le prochain, si vous vous conduisez, à l'égard de tout le monde, tellement bien que personne ne se plaigne de vous ni ne puisse dire du mal à votre sujet. Ainsi les parents de Jean-Baptiste « étaient, tous les deux, justes devant Dieu, ils marchaient dans tous les commandements et ordonnances du Seigneur (voilà pour la concorde avec Dieu), et (c'est la concorde avsc le prochain) ils vivaient d'une manière irréprochable » (Luc, cb. 1 , v. 6). De même, l'Ecriture rend à Judith le témoignage de cette double concorde : « Elle était en grande estime auprès de tous, parce qu'elle craignait beaucoup le Seigneur, et personne ne disait d'elle une parole de blâme » {Judith, cb. 8, v. 8).
5. L'homme qui n'examine pas attentivement sa conscience montre bien que l'accord entre Dieu et lui-même n'est pas véritable. A agir de la sorte, il croit, dans sa conscience erronée, qu'il plaît à Dieu,
o4 LE PARADIS DE L'AME
alors qu'il lui déplaît en réalité. Lorsque les dispositions de Dieu à l'égard des créatures, ou les mœurs divines, les exemples et les œuvres saintes du Christ Jésus déplaisent à l'homme, c'est une autre preuve de discorde entre l'homme et Dieu. Il est écrit : « Vous déplaisez à Dieu, lorsque Dieu ne vous plait pas. »
La concorde avec votre prochain n'est pas réelle, si sa conduite et ses bonnes œuvres vous déplaisent intérieurement, alors que vous lui adressez parfois des paroles de louange. Et c'est une preuve de discorde que vous préfériez toujours votre manière de voir ; que vous vous efforciez de ramener toujours les autres à votre sentiment, sans vous proposer jamais d'unir votre volonté à celle des autres.