Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinées
v^uoiQUE tirée à un nombre considérable d'exemplaires, la troisième édition du Solitaire , de M. le vicomte d'Arlincourt, a été enlevée aussi rapidement que les deux premières : aussi nous hâtons-nous d'en publier une quatrième , ornée de vignettes : elles ont été dessinées par M. Cliasselat , dont le talent en ce genre est fort remarquable.
Le succès du Solitaire y ouvrage qui cependant n'a paru qu'il y a environ trois mois , est déjà pres({ue européen. Traduit en quatre langues différentes , il est en ce moment à sa seconde édition à Madrid , et a obtenu dans plusieinvs
V] PRÉFACE DE l'ÉDITEUR.'
capitales étrangères la même vogue qii'à Pans (i).
Quatorze pièces dramatiques ont été tirées du So/i taire ; et sept d'entre elles reçues à divers théâtres, seront jouées cet été à Paris. Plusieurs tableaux sortant des ateliers de nos grands peintres, et représentant V Homme du mont Sauvage ^ enrichiront, dit-on, la prochaine exposition du Musée. La musicpie, la peinture, la poésie, la gravure, la lithographie, tous les arts, tous les talens enfin, semblent se réunir poui' ajouter à la célébrité de \ Inconnu de l'Helvètie et de la Vierge d'Underlach.
La nouvelle édition que nous faisons paraître , revue avec -un nouveau soin, a été corrigée et augmentée ; aussi, sous tous les rapports, est-elle infiniment supérieure aux précédentes.
(0 Voyez les journaux de Paris du mois d'Avril.
PRÉFACE DE T.'ÉDITEUR. Vlj
Dès son appantion,le Solitaire, aussi lieureux que les héros àe lord Byron et de Walter Scott, a vu sa renommée s'étendre au loin avec une promptitude extraordinaire. Les théâtres étrangers se préparent ,' comme ceux de Paris , à représenter le liéros à la mode; et déjà celui de Madrid (le théâtre de la Crux) a joué el Solitario del monte , comédie héroïque en trois actes. Des triomphes si rapides et si rares répondent victorieusement aux détracteurs de M. le vicomte d'Arhncourt,
Un des succès les plus étonnans peutêtre qu'ait obtenu le Solitaire, est d'avoir été loué d'un commun accord par les journaux les plus opposés. L'unanimité de leurs éloges a prouvé qu'il existait parmi nos Aristarques distingués une conscience littéraire, et (jue le véritable talent pouvait vaincre jusqu'aux préjugés de l'opinion, et tnompher même de l'esprit de parti.
VJlj PRÉFACE DE C ÉDITEUR.
L'ftiiteur de la Caroléide avait publié son ouvrage au milieu des évènemens poliliqnes qui fixaient l'attention de l'Europe entière , et cependant ce même ouvrage s'est fait jour à travers les nom* breux obstacles sous lesquels il paraissait devoir succomber. Qu'on cesse donc de reprocher à notre siècle son indifTérence pour les ouvrages d'imagination !
toutes les fois qu'une (Euvre remarquable apparaît sur l'horizon httëraire , elle ne peut avoir à redouter parmi nous ni l'oubli dédaigneux ni l'injuste critique.