LIVRE Mil
» vre de vie, \e n'erre qu'au sein des » ténèbres et n'implore que le néant.... o> Elodie,tu pleures !... AU! je le Aois!... )) mes soulFraLices te touchent... Mon in- » compréhensible destinée t'intéresse... y) Tu ne saurais plus me repousser!.... » Achève donc ton ouvrage, que ton )) coeur me justifie ! et le Ciel me purdon- » nera. Aime ! et je serai sauvé. » — <( Vous le serez,... a répondu Elodie at- )) tendrie et sul)juguée. » — ce Eh bien! -)) interrompt l'homme du mont Sauvage )) avec passion : eh bien! jure donc ici )) de n'être jamais qu'à moi ! » — « Sur )) cette tombe ?... dit l'orpheline reculant » elirayée. » — ce Qu'importe ! répond 5) le Sohtaire avec véhémence : ia mort 5) est aussi sacrée que la vie, et je suis V l'homme des tombeaux. y>
La vierge d'Underlach cède à l'ascendant irréslslilile du {^uei'iier : comme sur un autel d'hyménée , elle lève sa main .au-dessus de l'urne cinéraire ; cl sou§ U».
3s LE SOLITAIRE.
voûte sépulcrale, à la clai'të des lampes funèbres , d'une voix solennelle , elle a proféré ce serment : — (( Je jure de n'é- )) tre jamais qu'à lui. »
— « Et moi, s'écrie le Solitaire, je :» n'aurai d'autre épouse qu'Elodie. Oui, » Elodie ou la mort ! le ciel ou les en- » fers ! ))
En ce moment la grosse cloclie de Tabbaye a fait entendre un son lugubre semblable au glas des derniers soupirs.
Elodie épouvantée a senti son sang s'ar- ] êter dans ses veines. Ene sueur froide mouille son front ; elle laisse tomber sa tête sur l'épaule du Solitaire. — ce Grand j) Dieu! dit-elle avec égarement, quelle » est cette voix effrayante? cpra-t-elle )) prononcé ? est-ce la bénédiction nup- » tiale? ))
Les longs tintemens de la cloclie se sont de nouveau fait entendre. L'orpheline a repris ses sens. C'est l'heure des premières prières; et chaque matin au
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lever de l'aurore les mêmes sons éveillent la vallée.
— c( Séparons-nous , s'éciie Elodie. »
Et, jetant sur le Solitaire un regard tl'amour, de tristesse et de regret, elle s'élance hors du caveau, rel'erme la porte souterraine , et s'éloigne de la clia-' pelle.
4o LE SOLITAIRE.
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