‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 138 sur 205 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

» lieux la vierge d' Underlacli comme une y> substance divine interditeà l'îiumamté. )) Jusqu'au moment ou l'autel aura reçu )) nos sermens, mon ermitage liaLité par )) Elodie sera un sanctuaire que n'osera y) point souiller ma présence • et je n'ap- )) proclierai de toi que comme de cette y) Arclie d'alliimce que jamais ne devait » toucher une main sacrilège.

)) Occupé à tracer l'histoire du pros- )) ont qui demain te révélera son nom, )) je me tiendrai éloigné , sous les arbres )) de la forêt 5 mais je pourrai du moins )> entendre ta voix ; et ton souffle , ta » vie, quelque chose de toi viendra en- )) clianterencorela solitude où j'écrirai. »

Quel feu brillait en ses regards ! quelle tendresse en ses paroles!... L'œil humide de larmes , la lille de Saint-Maur sourit à ses transports : ainsi d'une nue orageuse s'échappe un rayon des beaux jours.

— ce Elodie, continue le SoliUùre, sou- >^ vent j'ai pu m' emparer de toi, et tou-

y> jours je t'ai laissée libre ; je t'ai vue en )) ma possession , et je t'ai obéi. Lorsque )) te soutenant clans mes bras je sentais le y) filtre brûlant de l'amour égarer mes » sens et ma raison , un seul de tes accens » a triomphé de toutes les puissances de )) mon être. Pourrais-tu douter de ton )) magique ascendant sur l'homme du )) mont Sauvage! Ah! près de lui, que )) n'a -t- il eu toujours la vierge céleste » d'Underlach pour le retenir dans les » sentiers de la vertu ! . . . Encore quelques » heures , et tu m'auras jugé!... Tombé ï) du faîte de la puissance, je ne regrette » rien du passé que les journées pures )) de ma jeunesse. Oh! réponds -moi, » fille adorée , restes-tu dans mon ermi- )) tage?... »

Elodie baisse les yeux en soupirant.

Yivement émue , accablée de lassitude : — « Je me soutiens à peine , répond- » elle, je ne saurais aller plus loin. »

Et sur un siège de joncs enlacés en-

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