‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 173 sur 205 · LIVRE xr · texte numérisé non relu

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aanglant. Revelii d'un manteau de pourpre, ressortant du milieu des flammes, j'anéantis les troupes insurgées,i'imrnole le perfide Palzo, et j'arrache Ecbert au trépas.

»0 vierge d'Underlach! lorsque vous enlevant évanouie, je vous portais au mont Sauvage , et vous pressais entre mes bras , enivré de joie et d'amour, je

crus voir les cieux s'entr'ouvrir La

brise nocturne ne portait à mon oreille que des accens de paix et d'amour ; je savourais avec délices l'air suave et pur de la foret; je me ciiis réconcilié avec la nature entière. L'innocence reposait sur mon sein, il me semblait que son contact m'avait purifié : le souvenir demcs crimes fuyait comme un antique chaos dissipé par une nouvelle aurore. Mon âme passionnée se rouvrait à toutes les vertus en renaissant à l espérance. Gloire , richesses , trônes, puissance , ([ue vous parais-

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siez méprisables aux yeux de l'exilé de la montagne ! 11 avait retrouvé plus que vous, plus que toutes les pompes de la vie; se croyant absous par le Ciel, il avait retrouvé son Dieu.

» Mon oeil avec reconnaissance levé vers la voûte azurée , ne demandait plus grâce au Créateur, ne blasphémait plus , ne doutait plus : pour la première fois , depuis les jours de l'innocence, je remerciais le juge suprême, je bénissais la bonté divine. L'Eternel venait de me confier Elodie; et, comme la colombe de l'arche annonçant aux hommes sauvés la fin des vengeances célestes , elle semlDlait m'offrir le rameau de clémence refleuri sur la terre épurée.

» Yous revîntes à la vie , vous acceptâtes mon asile : que cette journée fut heureuse! mais quelle nuit lui succéda!... Couclié contre la porte de l'enceinte sacrée où reposait mon Elodie , je me livrais au plus doux sommeil, lorsque

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