‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 192 sur 205 · LIVRE Xir · texte numérisé non relu

LIVRE Xir

y> Toi la pleurer ! Qiii donc l'a frappée?.. . » Qui l'a précipitée dans la tombe ? Ahf « ta pitié n'est qu'un nouvel outrage j » éloigne-toi, monstre! ou j'ajoute un >i crime de plus à tous les crimes de ma » vie! Oui, je veux, je dois t'immoler » à ses mânes plaintives. Si je n'ai pu la » suivre encore, c'est que j'avais à la » venger. »

En achevant ces mots , à défaut de glaive, il saisit une énorme pierre servant de borne auprès de la sépulture d'Herstall; et semblable au vautour sanglant qui fond sur l'oiseau sans défense, le prince a levé la mort siu' la tête d'Anselme.

« — Frappe ! dit le vieillard ave€ >) calme , et sans courber son front vé- » nérable, frappe, malheureux! et poiu* » l'éternité , ose ici te séparer d'elle ! »

Etonné de l'accent du pasteur, de sa résignation, de son courage, et de la sublime expression de son regard, Chai les

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suspend ses coups. Puis jetant loin de lui la pierre homici<le : — « Non, s'écrieï) t-il,elle est là... Morte, elle commande w encore à mon àme... Tu ne périras » point. Un crime, une vengeance étaient M lioriibles à ses yeux : elle est là.... Je » ne profiinerai pas l'aii' que tout à l'heure « elle respirait encore... Son dernier )) soufïle erre autour de moi, je l'entends, » il me parle.... Oli! réponds, Elodie! i) ne^àens-tupas de me crier... arrête! »

Et Charles égaré tombant à genoux près de son amante , se courbe vers elle, et l'interrogeant encore, répète avec un cri déchirant : — « Réponds , Elodie , » réponds!... c'est ton bien -aimé qui >i t'appelle. »

Le vieillard d'Underlach partage les douloureuses angoisses de Charles. -— « Elodie ! s'écrie-t-il à son tour , ange tu- )) télaire! nepeux-turépondreàsavoixî..

« O toi qui l'a tant aimé , du moins des » demeures immortelles où déjà tu ré-

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