‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 99 sur 205 · LIVRE virr · texte numérisé non relu

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celte couleur ceint habituellement la taille triîlodie. Au pied de l'antique muraille les paladins s'arrêtent; et d'une voix sonore que des harpes guerrières accompagnent 5 ils font entendre ces accens :

«f Aux chants des fils de la Victoire

» Lève-toi , vierge des vallons!

» C'est sur la beauté' que la gloire

j> Aime à réfléchir ses rayons.

» Que loin de toi la foudre tonne,

» Céleste aurore d'un beau jour î

j> Ton front est fait pour la couronne,

» Cotnine ton cœur l'est pour l'amour.

'( Pourquoi vers les champs sanguinaires

j> .S'elancc ce chef indompté?

'} Qu'attend-il des p^dmes guerrières ?

» Un sourire tic l-i beauté.

» Fille du ciel ! fleur d'innocence !

}> Que pour loi brille un nouveau jour!

» Reponds !... la gloire cl la vaillance

» Ne demandent qu'un mot d'amour. »

La porte de la cellule s'ouvre, et lu comtesse Imberg tendant ses bras à l'orphehne : — ce A enez ! lille chérie , dit-elle,

y) venez! Le monastère et la vallée féf )) tentla vierge d'Liiderlacli à l'anniver- )) saire de sa naissance ; si cette journée » est pour les montagnards celle de la » reconnaissance , elle doit l'être pour )) moi plus encore : cette heureuse jour-- )) née ne leur donna qu'une bienfaitrice; » ne m'a-t-elle pas donné une fille! »

Reconnaissante de ces attentions flatteuses, de ce tendre langage, et surtout de l'expression touchante de sa voix, la fille de Saint-Maur presse contre son coeur sa protectrice ; et pendant quelques instans une douce illusion lui a persuadé qu'en effet elle avait trouvé une mère.

La comtesse l'entrauie doucement.

Au fond de la grande galerie du monastère, sous un dais étoile, s'offre un siège élevé que des trophées d'armes environnent. Conduite par sa bienfaitrice , forpliehne a monté les degrés de cette espèce de trône 3 et là, debout, immo- ||

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