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Le sommeil de Montcalm [microforme]

Les images suivantes ont êté reproduites avec le plus grand soin, compte tenu de la condition et de la netteté de l'exempiaire filmé, et en conformité avec les conditions du contrat de filmage.

Les exemplaires originaux dont la couverture en papier est imprimée sont filmés en commençant par le premier plat et en terminant soit par la dernière page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration, soit par le second plat, seion le cas. Tous les autres exemplaires originaux sont filmés en commençant par la première page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration et en terminant par la dernière page qui comporte une telle empreinte.

Un des symboles suivants apparaîtra sur la dernière image de chaque microfiche, selon le ces: le symbole == signifie “A SUIVRE", le symbole Ÿ signifie ‘FIN.

Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être filmés à des taux de réduction différents.

Lorsque le document est trop grand pour être reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite. et de haut en bas, en prenant le nombre d'images nécessaire. Les diagrammes suivants illustrent la méthode.

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)

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Il.—Le sommeil dé Montcalm.

Par AnoLrHe Poisson.

(Lu le 25 mai 1909.)

L’écho jetait encore aux vertes Laurentides

La dernière clameur des canons homicides,

Et Montcalm, le vaincu de ce duel sanglant, Oubliait la blessure ouverte dans son flanc.

En mourant il pleurait la bataille perdue

Plus que le coup fatal, et son âme éperdue Croyait voir, vision étrange et sombre deuil, Tout un peuple avec lui couché dans son cercueil. Quand pour lui préparer de dignes funérailles De Québec s’écroulaient les pesantes murailles, Il pressait sur son cœur le sublime haillon Humide encor du sang des preux de Carillon.

Son œil mourant voyait tout un passé de gloire Crouler avec fracas, et dans cette nuit noire, Spectre hideux dressé sur l’abîme béant,

Passer Bigot l’infâme au bras de la Péan.

Les pleurs du désespoir sillonnaient son visage, Car cette vision était un noir présage.

Il songeait au pays noblement défendu

Par cent ans d’héroïsme en une heure perdu.

Et pendant qu’il voyait la noble et fière armée Défiler devant lui, vaincue et décimée,

Le glas de l. défaite, ébranlant le beffroi, Répandait sur la ville et la honte et l’effroi.

La cloche si joyeuse aut époques de gloire, Toujours accoutumée à chanter la victoire,

Et, messagère aîlée, en ces temps glo; eux,

A convier la ville au Te Deum joyeux,

Cette cloche lui semble, ô suprême souffrance, Sonner le dernier jour de la Nouvelle-France. Et lui seul s’accusait, et, glorieux vaincu,

En face de la mort disait: “ Jai trop vécu,

Et pour laisser mon nom radieux dans l’histoire, J'aurais dû disparaître après une victoire.”

Et le héros mourut, mais ne mourut pas seul, Car, Wolfe, le vainqueur, couché dans son linceul

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