CHAPITRE II
Le rêve comme objet du souvenir.
. quelles conditions on se souvient de ses rêves. — Le rêve est une source nouvelle connexions. — Y a-t-il sonuneil sans rêve ? L'oubli n'est pas une preuve de 1' ment des traces.
'C'est mon rêve qui m'a remis en mémoire le nom de Vaspleniiim. Il a produit en moi l'effet qu'aurait fait une deuxième représentation directe ou indirecte des mêmes syllabes. Mais cette action cumu- 'latrice n'a pu être exercée que parce que le rêve a 'été l'objet d'un acte de reproduction. S'il avait passé inaperçu, s'il n'avait pas été ressaisi par -moi au réveil, Yasplenium lût retombé dans l'oubli d'où , pour un instant, je l'avais tiré. 'Il me reste 'donc une question à traiter : A quelle condition se souvienton de ses rêves ?
Il y a des rêves dont on ne se souvient pas ; on sait seulement que l'on a rêvé. D'autres fois, on croit n'avoir point rêvé du tout. Les enfants gardent rarement le souvenir de leurs rêves. A quoi peut tenir cette inégalité dans la capacité de la mémoire?
D'après la théorie du souvenir exposée plus haut, 'un rêve ne peut être l'objet d'un acte de reproductidh que si les éléments qu'il a mis en activité se retrouvent actifs dans la périphérie nouvelle dont la sensibilité sera revêtue au moment du réveil. Un exemple mettra ceci en évidence.
Un matin, pendant que je faisais ma toilette, je sens un léger chatouillement dans une oreille, et.