‹ Le sommeil et les rêvesChapitre 112 sur 119 · CHAPITRE III. —L'ouvrage de M. Stricker · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. —L'ouvrage de M. Stricker

Le savoir jJOtozfieZ et le savoir vif ou actuel. — La faculté de projection ou d'extériorisation : l'image illusoire est toujours exclusivement personnelle. — Différences entre le rêve et l'hallucination ; l'illusion se produit quand l'excitation cérébrale qui donne naissance à l'image, se propage jusqu'aux nerfs périphériques. — De l'origine de l'idée de mouvement. — De la vérité de nos jugements : « Tout jugement a j^ostcriori touchant le monde externe , qui est tenu pour vrai à la façon d'un jugement a priori , doit être considéré comme une aberration. « Pas de critérium à l'égard des jugements portant sur l'expérience interne. — Origine des idées déraisonnables : la rupture des rapports entre les idées dominantes et une partie du savoir potentiel. — Les rêves sont dus à l'excitabilité du cerveau pendant le sommeil , les excitations du dehors s'entrelaçant dans les souvenirs ; ils font illusion parce que l'excitation interne se propage jusqu'aux nerfs

périphériques , et que les excitations externes ne rappellent que les idées appropriées aux rêves. — De même la folie provient de l'absence de lien entre les idées fixes et les perceptions. — Critique : l'illusion peut se produire quand les oru-anes périphériques sont détruits. — Critique du caractère d'apriorité des jugements des fous : la certitude subjective accompagne nécessairement nos affirmations , nos négations et nos doutes. — La certitude scientifique est compatible avec le doute.

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