‹ Le sommeil provoqué et les états analoguesChapitre 6 sur 46 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

dans la compétence de laquelle je pouvais espérer ^ car elle avait déjà autorisé devant elle une lecture de M. Durand (de Gros) sur un sujet analogue, fut pour moi la démonstration que je m'étais trompé d'heure et d'adresse. On n'oserait plus parler ainsi actuellement, ni dans les Annales de la Société médico-psychologique, ni dans les journaux inspirés par des immortels de l'Académie de médecine. C'est que les temps ont bien changé. Il y a même déjà des hommes de science qui ont découvert quantité de choses que je publiais alors!

Dans la situation qui me fut faite, comme un condamné maudissant ses juges, je n'eus plus qu'à m'enfermer dans mon manteau, et à attendre de meilleurs jours ; comme certains novateurs désespérés, je finis même par ne plus compter que sur d'autres générations pour l'éclosion des vérités dont je me sentais les mains pleines; quand depuis peu, grâce à la perspicacité et au concours inattendu de savants courageux et indépendants, un changement imprévu s'est fait dans le sens de ces vérités, et c'est l'aurore de ce réveil de l'opinion publique en leur faveur, que je salue dans cette nouvelle édition.

A. -A. LlÉBEAULT.

Nancy, 20 novembre 1888.

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