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‘ment condensée et dilatée par la propagation dès fie
ondes sonores. Si Île son rendu par le tuyau est le son fondamental, c’est au milieu de la colonne gazeuse qu'il se forme un nœud : en ce point, la dilatation et ia compression de l'air atteignent leur. maximum. Les condensations et dilatations sueces-. sives se transmettent alors à la capsule manométrique du milieu, dont la flamme s’allonge et se raccourcit alternativement , exécutant uñe série de mouvements qui accusent l’état vibratoire du corps sonore. Si l’on fait rendre au tuyau l’octave du son fondamental, il y aura un ventre vis-à-vis la capsule. du milieu et un nœud:à chacune des deux autres. Aussi verra-t-on les flammes extrêmes très-agitées, tandis que celle du milieu restera immobile. Ces phénomènes sont aisés à expliquer. | Nous savons ereffet, que, dans les tuyauxsonores,.… la colonne gazeuse vibrante se divise en parties sépa-. rées par des nœuds, et dont les points milieux sont des ventres de vibrations. En chaque nœud, l'air est en repos, mais sa densité est alternativement maximumet minimum. Chaque ventre, au contraire, estle point.où la vitesse d’ébranlement est la plus grande possible, tandis que la densité de l'air y reste invariable. Or, comme les variations de densité déterminent des variations de pression et que celles-ci se transmettent aux flammes par les membranes des capsules, il en résulte quelesflammesmanométriques sont très-agitées lorsqu'elles se trouvent en face des nœuds, tandis qu’elles restent en repos, si elles correspondent à un ventre de la colonne vibrante. La méthode de M. Kœnig permet de constater l’existence de ces divers états : en donnant aux flammes
une faible dimension, l'agitation qu’elles subissent vis-à-vis les nœuds les fait éteindre, tandis qu’elles restent allumées en face des ventres
Pour rendre plus sensibles les allongements et les raccourcissements de la flamme, M. Kœnig emploie un mode de projection semblable à celui que M. Lissajous a adopté pour la méthode optique. Il place un miroir à côté du bec d’où jaillit :a flamme, et lui imprime un mouvement de rotation à l’aide d’une roue d'angle et d’une manivelle. Aussitôt que le tuyau résonne, le miroir tournant laisse voir une
Fig. 58. — Flammes manométriques du son fondamental d’un tuyau et de son octave aiguë.
succession de flammes séparées par des intervalles obscurs, ou une bande lumineuse à bords dentelés. En plaçant une lentille convergente entre le bec et le miroir tournant, on projette une image nette et brillante sur un écran, où l’on peut alors étudier toutes les particularités du phénomène.
Ainsi, dans les deux expériences que nous avons décrites plus haut, où le tuyau rend successivement
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le son fondamental et son octave, le changement de ls hauteur dont il s’agit se manifeste immédiatement