VIBRATIONS DES PLAQUES
se rassembler suivant certaines lignes droites ou courbes, lesquelles indiquent les points où le mouvement vibratoire n'existe pas : ce sont les lignes nodales de Chladni. Avec la même plaque je puis obtenir des figures trèsvariées, en appliquant le doigt aux endroits convenables pour déterminer un point et par suite une ligne nodale.
Fig. 7.
Le tableau de la fîg. 7 contient une très-belle série de figures, qu'on peut obtenir avec une plaque carrée de grandeur suffisante, suivant les expériences de Savart. Le nombre des figures de ce genre est très-considérable, et celles-ci ne représentent même qu'une faible partie de celles qu'on peut obtenir, surtout quand la plaque est grande.
Les membranes vibrent aussi d'une manière analogue. Leurs figures sont généralement plus compliquées que
celles des plaques et s'expliquent d'une façon tout à fait, semblable. La règle est que, à un son déterminé correspond toujours une figure déterminée, pour la même membrane ou plaque, et que la figure est d'autant plus compliquée que le son produit est plus élevé.
Mais on n'a pas encore trouvé jusqu'ici entre ces quantités un rapport ou une loi faisant connaître la relation qui unit la figure au son correspondant.
7. Jusqu'à présent nous avons étudié seulement le cas des vibrations de corps solides. Mais les liquides et les gaz peuvent aussi, en vibrant, produire des sons. Le cas le plus connu est celui des tuyaux sonores dont les musiciens se servent beaucoup et sous les formes les plus variées. Les tuyaux sonores se partagent en deux grandes catégories, les tuyaux à bouche et les tuyaux à anche. Dans les deux cas, le son se forme soit en brisant la colonne d'air qu'on insuffle à l'intérieur, soit en la faisant entrer par bouffées. Dans la première catégorie, la plus importante, c'est-à-dire dans les tuyaux à bouche, cet effet s'obtient au moyen d'une disposition spéciale qui forme précisément la bouche du tuyau.
La fig. 8 représente la forme la plus ordinaire d'un tuyau à bouche. En soufflant dans le tube ouvert a, soit au moyen de la bouche, soit en plaçant le tuyau sur une soufflerie, on obtient un son. Le tuyau est vide à l'intérieur, ouvert ou fermé en haut, selon les cas; il a son orifice en m et l. La fig. 9 montre mieux, en coupe, la disposition d'une bouche de ce genre, qui consiste en une lèvre inférieure m et une lèvre supérieure l qui se termine en biseau. L'air entre dans le tube a, passe dans la cavité b et, traversant une fente étroite, va se briser contre la lèvre supérieure l. Il entre en partie dans le tuyau, y détermine des vibrations et y produit un son très-net et agréable.
La fig. 10 nous donne un exemple du tuyau à anche. L'air qui entre en r, pour passer dans le tube plus large R,