VIBRATIONS DES CORDES
second en quatre, dans le troisième en cinq, etc. : et les petits cavaliers qui restent sur la corde indiquent les nœuds équidistants qui se forment dans la corde même.
Ainsi, par exemple, quand on touche la corde au cinquième de sa longueur, elle se partage en cinq parties égales,
et il se forme quatre nœuds aux distances de ~-, -~, -~ , -= de
Fig. 4 bis.
la corde, tandis qu'aux points intermédiaires se trouvent les maxima du mouvement vibratoire (fig. 4 bis). Ces points s'appellent ventres.
Fi°
La figure 5 représente, avec des dimensions un peu exagérées, les différentes manières dont une corde peut vi-
brer dans les divers cas, soit en entier, soit partagée en 2, 3, 4, etc., parties. Dans le premier cas il ne se forme aucun nœud; dans les autres nous en avons 1, 2, 3, etc. Il faut remarquer que ces différents cas correspondent à des sons distincts et de plus en plus élevés de la même corde.
6. Un autre exemple intéressant de vibrations nous est fourni par les plaques et les membranes. Le cas est un peu plus compliqué que pour les cordes, mais l'explication est presque la même. En fait, une plaque peut être considérée comme la réunion de cordes rigides attachées ensemble. Gomme dans les cordes où nous avons obtenu des points noclaux, nous devons aussi avoir dans les lames des lignes nodales, formées par la réunion des divers points nodaux.
C'est Gbladni qui a découvert ces lignes nodales et qui a indiqué un moyen très-simple pour en démontrer l'existence ; aussi les appelle-t-on figures de Chladni. La fig. 6 montre comment quelques plaques se comportent d'ordinaire quand elles sont fixées par leur centre à un pied solide reposant sur un banc commun à toutes.
Fig. 6.
En répandant sur les plaques un peu de sable et en les ébranlant avec un archet, on obtient des sons, dépourvus de charme à cause de leur stridence, mais toujours distincts; à peine le son est-il produit qu'on voit le sable sautiller et