GAZ
Conduite de 567“», 3.
Conduite de 70“>,5.
Hvdrogène
Acide carbonique.
Protoxyde d’azote.
Ammoniaque. . . .
Si l’on compare les rapports - des deux premières colonnes aux va-
leurs calculées de on trouve une coïncidence assez remarquable;
ces différences seraient certainement plus petites si on avait pu opérer sur des gaz très-purs, mais c’est bien difficile dans des conduites d aussi
grande capacité. De plus, les valeurs de
■ne sont pas
elles-mêmes
APPENDICE
très-exactes, parce qu’on est obligé quelquefois de prendre pour la densité 8 du gaz par rapport à l’air sa densité théorique et non sa densité réelle qui doit seule intervenir.
Mes expériences démontrent donc qu’on peut admettre la loi
y/ fl
y-= W g, mais seulement comme une loi limite à laquelle les gaz satisferaient exactement si on les mettait dans les conditions où ils se comportent comme des milieux élastiques parfaits.
VIII. Mes expériences pour déterminer la vitesse de propagation des ondes dans l’air libre ont été faites par la méthode des coups de canon réciproques. L’onde a évidemment au départ une très-grande intensité , mais elle s’affaiblit très-vite à mesure qu’elle se propage sphériquement dans l’espace. De plus, au moment du départ du .coup, les couches d’air voisines de la pièce doivent subir un véritable transport, qui augmente encore la vitesse de propagation. Ainsi, par suite de ce transport et de la grande intensité, l’onde doit marcher plus vite, surtout suivant la ligne du tir, dans les premières parties du parcours que dans les suivantes. Mais cette accélération doit s’éteindre très- vite et devenir à peu près insensible quand on fait parcourir à l’onde de grandes distances.
La moyenne de toutes mes expériences donne pour la vitesse moyenne de l’onde sonore dans l’air libre, sec et à Oo, Y/0 = 330®, 7.
Cette vitesse coïncide avec celle qui a été trouvée en 1822 par le Bureau des Longitudes, et elle est à peine supérieure à la vitesse moyenne limite que j’ai trouvée dans mes conduites du plus grand diamètre; l’expérience prouve, en outre, que la vitesse de propagation diminue à mesure que l’onde s’affaiblit, et que l’influence du vent, qui a pour effet de diminuer cette intensité dans une proportion considérable, diminue, par conséquent, la vitesse de propagation.
IX. Mes expériences ont été entreprises principalement dans l’espoir d’obtenir des valeurs rigoureuses du rapport d : c des deux chaleurs spécifiques des divers gaz, afin d’en déduire la valeur de l’équivalent mécanique de la chaleur. Elles prouvent que ce rapport varie sensiblement avec la compression du gaz, et n’arrive à une valeur constante qu'autant qu’on le déduit de la vitesse limite, la seule, d’ailleurs, qui soit représentée par la formule de Laplace.