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NOM DU MÉTAL

Plomb

Mètres.

Mètres.

Mètres.

Or

Argent

Cuivre

Platine

Fer

Fil de fer (ordinaire)

Acier fondu

Fil d’acier (anglais)

Fil d’acier

Ce tableau met en évidence l’influence de la température sur la vitesse du son dans les métaux. Le plus souvent, la vitesse est diminuée quand la température augmente; le fer, cependant, apporte une exception frappante à cette règle, mais il ne fait exception qu’entre certaines limites. En effet, pendant qu’une élévation de température de 20° à 100° fait tomber, pour le cuivre, la vitesse de 3333,8 à 3292,4, cette même élévation produit, dans le cas du fer, un accroissement de vitesse de 3127,3 à 3298,6 ; mais entre 100° et 200° la vitesse dans le fer diminue et tombe à 4719,2. Dans le fer donc, l’élasticité est augmentée d’abord par la chaleur, elle est diminuée ensuite. On constate par une expérience instructive la différence de vitesse dans le fer et

LEÇON I

dans l’air. Choisissez une de ces plus longues barres de fer horizontales dont on se sert pour faire des clôtures dans Hvde-Park, et faites qu’un aide frappe à l’une des extrémités de la barre pendant que vous tenez votre oreille appliquée contre la barre à une distance considérable. Vous entendrez successivement deux sons : le premier transmis à travers le fer, le second transmis à travers l’air. M. Biot avait déjà constaté ce fait dans ses expériences sur les tuyaux en fer des conduites d’eau de Paris.

La transmission du son dans l’intérieur d’un corps solide dépend, dans une certaine mesure, de la disposition et de 4 arrangement des molécules qui le constituent. Si le corps est une masse homogène, sans structure aucune, le son s’y propage avec une égale facibté dans toutes les directions ; mais il en est autrement lorsque le corps possède une structure particulière et définie, comme un cristal dans le règne inorganique, comme un tronc d’arbre dans le règne organique. Cette différence d’action s’étend à d’autres agents que le son. Si Ton soumet, par exemple, une sphère de bois à l’action d’un aimant, elle n’est pas également influencée dans toutes les directions : elle est repoussée partout par le pôle de l’aimant , mais la répulsion est plus forte lorsque l’aimant se présente dans la direction des fibres. La chaleur aussi est conduite avec des facilités plus ou moins grandes dans des directions différentes à travers le bois ; elle passe plus librement le long des fibres, et, dans la transmission oblique ou transversale aux fibres, le pouvoir conducteur du bois n’est pas le même dans toutes les directions. La chaleur passe plus librement encore transversalement aux couches concentriques que suivant ces couches elles-mêmes. Le bois possède donc trois axes inégaux de conductibilité calorifique, et ces axes coïncident avec les axes d’élasticité découverts par Savart. MM. Wertheim et Cbevandier ont déterminé la

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