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MÉCANISME DE LA SILÈNE

stallé sur une table à rotation, et il enregistre lui-même ses révolutions avec une parfaite exactitude.

C’est la sirène de Cagniard de Latour, représentée figures 20, 21 et 22.

Un tambour cylindrique DBB', dans lequel on insuffle de l’air par un tuyau D, est terminé par un disque supérieur plan BB', percé sur sa circonférence d’un certain nombre de trous équidistants. Supposons qu’il y en ait 8. Un deuxième disque métallique CC', placé au-dessus et très-près du premier, tourne autour d’un axe vertical ; il est lui-même percé de 8 trous qui peuvent se placer en coïncidence ou en opposition avec ceux du disque fixe, et, par conséquent, laisser passer ou arrêter le courant d’air. Le plateau supérieur tourne rapidement ; il ouvre et ferme alternativement 8 fois les conduits pendant un tour, et il y a 8 impulsions imprimées à l’air extérieur, séparées par 8 intervalles de repos. Par conséquent, il y a 8 vibrations complètes. Afin de faire tourner le plateau mobile par les impulsions du courant luimême, les orifices fixes et mobiles sont percés obliquement [fig. 21), les premiers b de la gauche vers la droite, les seconds c de la droite vers la gauche. De cette façon, le cou-

LEÇON II

rant, obligé de changer de direction brusquement, imprime de Y7 à X; une impulsion tangentielle au plateau supérieur qui prend une vitesse d’autant plus grande que la pression de l’air est plus forte dans le tambour. Si l’on fait communiquer le tube D avec une soufflerie par l’intermédiaire d’un robinet, l’appareil se met à tourner avec une vitesse croissante, et produit un son qui, d’abord très-grave, s’élève peu à peu jusqu’à cesser d’être perceptible, quand les vibrations deviennent trop rapides. En réglant le robinet, on peut maintenir ce son à une hauteur constante, et comme il y a 8 vibra-

Fig. 23.

tionspar tour, il suffit de mesurer le nombre de tours effectués pendant une seconde pour pouvoir calculer le nombre de vibrations exécutées pendant ce temps. A cet effet, l’axe AF porte à sa partie supérieure une vis sans fin; cette vis engrène avec une roue dentée E [fig . 20), qu’elle fait marcher d’une dent par tour, et dont les mouvements sont accusés par une aiguille mobile sur un cadran extérieur [fig. 22). Soit 100 le nombre total des dents de la roue et des divisions du cadran ; chaque division correspond à 8, et chaque tour du cadran à 800 vibrations. Après que la roue E a fait un tour com-

plet, un bras T vient rencontrer une deuxième roue dentée

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